Un triste 25e anniversaire célébré des deux côtés de l'Atlantique

Le 21 décembre 1988, un Boeing 747 de la Pan Am, qui effectuait la liaison Londres-New York, explosait au-dessus de Lockerbie, en Ecosse, 38 minutes après son décollage. Les 259 passagers - essentiellement américains - et membres d'équipage avaient été tués, ainsi que 11 habitants de Lockerbie.

AFP
Un triste 25e anniversaire célébré des deux côtés de l'Atlantique
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Royaume-Uni, États-Unis et Libye ont conjointement demandé samedi, à l'occasion des 25 ans de l'attentat de Lockerbie qui avait fait 270 morts en Écosse, que "tous les responsables de cet acte terroriste extrêmement cruel soient jugés".

"Nous voulons que tous les responsables de cet acte terroriste extrêmement cruel soient jugés et nous voulons comprendre pourquoi il a été commis", ont déclaré Londres, Washington et Tripoli dans un communiqué commun.

"Nous nous engageons à coopérer pleinement pour révéler tous les faits dans cette affaire. Nous apporterons tous notre plein soutien aux enquêteurs pour qu'ils puissent terminer leur travail. Nous faisons tout notre possible pour renforcer notre coopération et saluons la visite prochaine d'enquêteurs britanniques et américains en Libye pour discuter de tous les aspects de cette coopération, notamment le partage d'informations, de documents et l'accès aux témoins", ont-ils ajouté.


Un sombre 21 décembre 

Le 21 décembre 1988, un Boeing 747 de la Pan Am, qui effectuait la liaison Londres-New York, explosait au-dessus de Lockerbie, en Ecosse, 38 minutes après son décollage. Les 259 passagers - essentiellement américains - et membres d'équipage avaient été tués, ainsi que 11 habitants de Lockerbie.

En 2003, le régime libyen de Mouammar Kadhafi a reconnu officiellement sa responsabilité dans l'attentat, puis a payé 2,7 milliards de dollars en guise d'indemnisation aux familles des victimes. La seule personne condamnée, Abdelbaset al-Megrahi, est décédée en mai 2012 en Libye, après avoir été libérée trois ans plus tôt par l'Ecosse pour raisons de santé.

Après la chute du colonel Kadhafi en 2011, le bureau du procureur écossais a formellement demandé aux nouvelles autorités libyennes de l'aider dans l'enquête, et les Etats-Unis d'avoir accès aux éléments du dossier. De leur côté, les nouvelles autorités libyennes ont fait part de leur volonté de faire la vérité sur l'attentat. Des enquêteurs américains et écossais se sont depuis rendus en Libye.


Des cérémonies... un peu partout

Des cérémonies étaient par ailleurs organisées samedi des deux côtés de l'Atlantique pour marquer le 25e anniversaire de la tragédie.

Des familles de victimes se sont réunies à Lockerbie, dans le cimetière de Dryfesdale où est dressé un mémorial en hommage aux victimes de l'attentat. Le Premier ministre écossais, Alex Salmond, a déposé une gerbe de fleurs devant le monument, aux sons d'une cornemuse et en présence d'un représentant du gouvernement américain, Craig Lynes.

"D'actes impitoyables et lâches commis dans l'histoire par ceux qui tentent d'instiller la terreur dans nos coeurs et nos esprits, vient la force de continuer à se battre et à empêcher des personnes et des organisations de commettre de telles atrocités", a déclaré Craig Lynes saluant le courage des parents des victimes de Lockerbie. "Nous sommes tous unis dans la recherche de la vérité", a-t-il ajouté, alors qu'une seule personne a été condamnée pour cet attentat.

Une messe doit également être célébrée samedi en fin de journée à Londres, en présence du secrétaire d'Etat britannique pour l'Ecosse, Alistair Carmichael.

Des cérémonies sont aussi prévues aux Etats-Unis, au cimetière militaire d'Arlington près de Washington, en présence du ministre américain de la Justice Eric Holder et de représentants écossais, ainsi qu'à l'université de Syracuse (New York), d'où étaient originaires plusieurs victimes de l'attentat.

Le Premier ministre britannique David Cameron a assuré samedi, dans un communiqué, que "le terrorisme ne triomphera jamais", rappelant que Lockerbie a été "l'acte terroriste le plus sanglant perpétré au Royaume-Uni".