Paris: le mouvement anti-Hollande "Jour de colère" dans la rue

Quelque milliers de personnes ont commencé à défiler sous la pluie à Paris dimanche, à l'appel du collectif "Jour de colère" aux cris de "Hollande démission", menaçant le président de "le poursuivre dans la rue avant de le chasser dans les urnes", ont constaté des journalistes de l'AFP.

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Paris: le mouvement anti-Hollande "Jour de colère" dans la rue
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Quelque milliers de personnes ont commencé à défiler sous la pluie à Paris dimanche, à l'appel du collectif "Jour de colère" aux cris de "Hollande démission", menaçant le président de "le poursuivre dans la rue avant de le chasser dans les urnes", ont constaté des journalistes de l'AFP.

Le collectif "Jour de colère" appelle à "l'émergence d'un nouveau contrat social fondé sur les refus des partis de l'oligarchie, de droite comme de gauche", est-il précisé dans le dossier de presse remis aux journalistes, en marge de la manifestation.

"Hollande, il vaudrait mieux pour lui qu'il se retire tout de suite", prévient le collectif, sinon le "+Jour de colère+ ira le poursuivre dans la rue avant de le chasser dans les urnes".

Le collectif regroupe une cinquantaine d'associations ou de groupes majoritairement à droite, qui manifestent contre "l'action gouvernementale délétère qui nous mène droit vers l'abîme".

Fleur de lys en étendard

Le défilé est parti de la Bastille à 14h00 en direction des Invalides. Quelques manifestants portent des bérets rouges ou roses, et brandissent des drapeaux tricolores, et quelques drapeaux bretons, avec la fleur de lys, symbole monarchique.

Le mot d'ordre a séduit un aréopage d'associations et communautés très diverses. Des identitaires, le "Printemps français", Civitas, ont appelé à manifester.

L'affaire de la liaison entre le président de la République et l'actrice Julie Gayet est sur toutes les lèvres. "Y'en a assez des scandales du président, il déshonore la France", s'insurge Marion, la soixantaine et retraitée, venue prendre part au défilé. "Faut qu'il dégage", dit-elle à une journaliste de l'AFP.

"Vous êtes ici pour crier votre ras-le-bol, ils sont plus préoccupés par leurs aventures (...) que par le chômage et la liberté du peuple de France", crie au micro un des organisateurs, qui requiert l'anonymat.


Détracteurs

En marge du défilé, des membres des "Femen" ont protesté, poitrines nues, contre les manifestants, avant d'être interpellées par la police.

La liste des organisations n'ayant pas l'intention de participer à la manifestation s'allonge aussi.

Après la Manif pour Tous, le fer de lance de l'opposition à la loi Taubira ouvrant le mariage aux couples homosexuels, L'Avenir pour tous, la nouvelle organisation de Frigide Barjot, égérie de ce combat, a appelé à "ne pas manifester leur colère ce dimanche" avec des "groupuscules" qui se placent sur "le terrain de l'opposition politique".

Le Front National et le collectif breton à l'origine du mouvement des Bonnets rouges ont aussi annoncé ces derniers jours qu'ils ne participeraient pas à la manifestation.

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