Trierweiler "va mieux" et reste "en bons termes" avec le président

Valérie Trierweiler démarre son voyage humanitaire en Inde plus apaisée selon son entourage.

Rédaction en ligne
Trierweiler "va mieux" et reste "en bons termes" avec le président
©REPORTERS

Valérie Trierweiler "va mieux" et elle est "en bons termes" avec le président, a indiqué son entourage dimanche à l'AFP, peu avant le départ de l'ex-compagne de François Hollande pour un déplacement humanitaire en Inde.

Mme Treirweiler a eu un déjeuner jeudi avec François Hollande, notamment pour préparer leur séparation officielle et ses suites. "Ce déjeuner s'est bien passé" et elle est aujourd'hui "en bons termes" avec son ex-compagnon, a-t-on assuré de même source.

Selon le Journal du Dimanche, un arrangement a été trouvé pour qu'elle n'ait pas à pâtir matériellement de la rupture. Valérie Trierweiler, divorcée et mère de trois enfants, qui avait tenu à rester journaliste afin d'assurer son indépendance financière (elle tient une chronique littéraire dans l'hebdomadaire Match), conservera aussi l'usage de l'appartement que louait le couple dans le tranquille 15e arrondissement de Paris.

Départ pour Bombay

Au lendemain de l'annonce de sa rupture avec François Hollande, l'ex-Première dame Valérie Trierweiler s'est envolée dimanche depuis un aéroport parisien en tant que simple citoyenne vers l'Inde dans le cadre d'un voyage humanitaire, a précisé son entourage à l'AFP.

L'ancienne compagne du président est arrivée à l'aéroport très discrètement, évitant les nombreux journalistes et paparrazzi présents à l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle, pour embarquer dans un vol Air France à destination de Bombay, pour un voyage de soutien à l'ONG Action contre la faim (ACF).

Si elle a maintenu ce voyage prévu de longue date, c'est qu'"elle va mieux qu'auparavant", a souligné un proche. Il a précisé en outre que sa sécurité serait assurée en Inde par son garde du corps habituel.

Hollande défend sa vie privée au Time

Peu de temps avant d'officialiser sa séparation avec Valérie Trierweiler, François Hollande s'est confié au magazine américain Time . "La vie privée est toujours un défi", dit-il, "mais elle doit être respectée. Et d'ajouter : "Dans ma situation, je n'ai pas le droit de montrer quoi que ce soit... Et je pense que chacun peut aujourd'hui comprendre que, président ou pas, on a le droit d'avoir une vie privée. Mais bien sûr, quand est président, cela engendre des devoirs et des obligations".

Samedi en fin de journée, le Président français a officialité sa rupture avec sa compagne Valérie Trierweiler. Lors d'une courte déclaration par téléphone au service politique de l'AFP, le président français a précisé qu'il s'exprimait "à titre personnel" , s'agissant d'un événement de "(sa) vie privée". "Je fais savoir que j'ai mis fin à la vie commune que je partageais avec Valérie Trierweiler", a-t-il dit. Cette clarification était longuement attendue par les médias, deux semaines après la révélation de sa liaison avec l'actrice Julie Gayet par le magazine people Closer.

"Une décision nécessaire" pour la "clarté", selon Sapin

Le ministre du Travail, Michel Sapin, proche de François Hollande, a estimé dimanche que l'annonce de la rupture entre François Hollande et Valérie Trierweiler relevait d'"une décision nécessaire" pour des raisons de "clarté", ajoutant qu'"aujourd'hui il n'y a plus de statut de première dame".

"C'est une décision de l'ordre de l'intime, du privé, même si lorsqu'on est président de la République par ailleurs, il y a une part de public dans toute part de sa vie privée, c'est une décision de l'ordre de l'intime d'un couple qui doit être respecté en tant que tel", a commenté Michel Sapin invité du Grand Rendez-vous Europe1/i Télé/Le Monde.

M. Sapin a ajouté que cette décision "annoncée par le président de la République" était "attendue (...) avec compréhension, attendue avec curiosité par certains, attendue avec voyeurisme par trop de monde".

Selon le ministre, cette "décision était nécessaire", au nom de "la clarté". "C'est fait".

Interrogé sur l'avenir du rôle du conjoint d'un président de la République, Michel Sapin a affirmé que "dans le monde d'aujourd'hui, dans la France d'aujourd'hui, il n'y a plus de statut de la première dame".