Malaysia Airlines: des objets suspects repérés par des satellites français

Le Ministre malaisien des transports dit avoir reçu des autorités françaises de nouvelles images satellites montrant ce qui pourrait être des débris du vol MH370. Sur ces images, on voit "ce qui ressemble à des objets à proximité du couloir sud", zone où ont actuellement lieu des recherches d'envergure.

Malaysia Airlines: des objets suspects repérés par des satellites français
©AP
AFP

La Malaisie a annoncé dimanche avoir reçu des images satellite de la France montrant des objets flottants dans la principale zone de recherche du Boeing disparu de Malaysia Airlines, au large de l'Australie.

Sur ces images, on voit "ce qui ressemble à des objets à proximité du couloir sud", zone possible d'une chute de l'avion dans l'océan Indien où ont actuellement lieu des recherches d'envergure, a indiqué le ministère des Transports dans un communiqué.

Ces images ont été transmises à l'Australie qui coordonne désormais les recherches et le ministère n'a pas fourni de précisions sur la taille, le nombre ni la localisation de ces objets flottants.

Des objets avaient déjà été détectés par satellite les 16 et 18 mars entre la pointe sud-ouest de l'Australie et l'Antarctique, une vaste zone dans laquelle se concentrent les recherches par air et par mer, à 2.000-2.500 km au sud-ouest de Perth.

Un "espoir croissant" de retrouver l'avion

Plus tôt, le Premier ministre australien Tony Abbott a exprimé dimanche son "espoir croissant" de savoir ce qu'il est advenu du vol MH370 de Malaysia Airlines, après la découverte d'objets repérés dans le sud de l'océan Indien.

"Il est encore trop tôt pour être certain, mais de toute évidence nous avons maintenant des signes très crédibles et il y a un espoir croissant, pas plus qu'un espoir, que nous sommes proche de savoir ce qu'il est advenu de l'avion," a déclaré M. Abbott.

Le Premier ministre a fait ses déclarations après que quelques éléments ont été vus dans la zone de recherche du Boeing 777, environ à 2.500 kilomètres de Perth.

Il s'agit d'"un certain nombres d'objets proches les uns des autres dans la zone de recherche australienne, y compris, comme je l'ai compris, une palette en bois", a précisé M. Abbott. Ces déclarations arrivent après que l'Autorité australienne de sécurité maritime (AMSA) a annoncé que "des recherches plus poussées allait être effectuées pour déterminer si les objets observés ont un rapport avec le vol MH370".

Le Premier ministre n'a pas spécifiquement mentionné des images d'un satellite chinoise prises le 18 mars qui montraient notamment un grand débris flottant repéré à proximité de l'endroit ou deux premières pièces avaient précédemment été photographiées dans l'océan.

Les propos de M. Abott sont également cautionnés, selon lui, par l'ensemble des indices accumulés lors des recherches.

"Un gros effort international"

Deux avions chinois et deux autres japonais doivent renforcer dimanche les six avions déjà affectés dans l'opération de recherche, a également annoncé le Premier ministre. "Plus nous aurons d'avions, plus nous aurons de bateaux, plus nous serons à même de retrouver n'importe quel débris", a-t-il déclaré.

"Et bien évidemment, avant de pouvoir affirmer ce que ce pourrait être, nous devons maintenant récupérer une partie des ces indices", a-t-il encore ajouté.

M. Abbott a fait ses déclarations à l'issue d'une visite qu'il a effectuée en Papouasie Nouvelle-Guinée. "Je veux dire que c'est réellement un gros effort international qui montre que de nombreux pays sont capables de s'unir à l'occasion d'une catastrophe".

"Il s'agit d'une opération humanitaire de grande envergure avec plus de 240 personnes mobilisées à bord des avions, nous le devons aux familles désespérées (des passagers), nous le devons aux gouvernements des pays concernés. Nous devons faire tout notre possible pour découvrir ce qui s'est passé concernant le vol MH370".

Le vol MH370 assurant la liaison Kuala Lumpur-Pékin s'est volatilisé peu après son décollage le samedi 8 mars à 00H41 (16H41 GMT vendredi). A mi-chemin entre les côtes de Malaisie et du Vietnam, il a changé de cap, vers l'ouest, à l'opposé de son plan de vol, et ses systèmes de communication ont été désactivés "de manière délibérée" selon les autorités malaisiennes.


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