Embuscade contre Emmanuel de Mérode: la Belgique veut des enquêtes approfondies

Le directeur du Parc national et chef de site des Virunga a été blessé par balle lors d'une embuscade tendue mardi.

Belga
Embuscade contre Emmanuel de Mérode: la Belgique veut des enquêtes approfondies
©AP

La Belgique souhaite que des enquêtes approfondies soient diligentées le plus tôt possible pour identifier les auteurs de l'embuscade tendue mardi au directeur du Parc national et chef de site des Virunga, le prince Emmanuel de Mérode, a affirmé jeudi à Goma (est de la République démocratique du Congo) l'ambassadeur belge en RDC, Michel Lastschenko, venu visiter le blessé à l'hôpital Heal Africa de cette ville, chef-lieu du Nord-Kivu, a rapporté l'agence congolaise de presse (ACP), reçue vendredi à Bruxelles. Cette embuscade n'empêchera pas la Belgique de soutenir la RDC en matière de conservation de la nature, a ajouté le diplomate belge, qui était accompagné de l'attaché de défense de son ambassade, le colonel Steve Vermeer.

M. de Mérode, 43 ans, nommé directeur du parc en 2008, a été attaqué mardi par des hommes armés non identifiés dans une forêt située à une trentaine de km au nord de Goma, alors qu'il regagnait Rumangabo, la grande base de l'ICCN (Institut congolais pour la Conservation de la Nature) où il réside. Il était sans escorte.

Après avoir reçu une balle à l'abdomen et au thorax, M. de Mérode a été opéré puis placé en soins intensifs et les médecins avaient bon espoir de le sauver.

L'administrateur directeur général de l'ICCN, Pasteur Cosma Wilungula, qui a également fait le déplacement de Goma, a pour sa part indiqué jeudi qu'un appel avait été lancé afin que "les services compétents puissent dénicher et traduire en justice ces ennemis de la nature, de la paix et de l'écosystème", avant de réaffirmer que M. De Mérode était hors de danger, selon l'ACP (officielle).

Interrogé par la presse, le responsable de l'hôpital Heal Africa, le Dr Lussy, a de son coté assuré que "l'état de santé du brave Emmanuel De Mérode évoluait bien et qu'il n'y avait aucune raison de le transférer vers une autre institution hospitalière".


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