En Irak, les chrétiens n'ont pas le choix: se convertir ou mourir

Les djihadistes de l'Etat islamique (EI) viennent de lancer dans la ville de Mossoul un ultimatum: soit les chrétiens fuient, soit ils paient une taxe spéciale, soit ils se convertissent. Sans quoi, ils seront exécutés.

Rédaction en ligne avec AFP
En Irak, les chrétiens n'ont pas le choix: se convertir ou mourir
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L'Organisation de la coopération islamique (OCI), qui représente 57 pays musulmans, a dénoncé lundi "comme un crime intolérable" la persécution des chrétiens en Irak par les jihadistes de l'Etat islamique (EI) et offert son assistance aux déplacés.

Dans un communiqué, le secrétaire général de l'OCI, le Saoudien Iyad Madani, a jugé que "le déplacement forcé (des chrétiens de Mossoul) est un crime intolérable" de la part de l'EI, dont "les pratiques n'ont rien à voir avec l'islam et ses principes de tolérance et coexistence".

"Ces atrocités sont contraires aux principes de l'OCI", dont l'Irak est membre, a souligné M. Madani, ajoutant que son organisation était "prête à apporter l'assistance humanitaire nécessaire aux personnes déplacées jusqu'à ce qu'elles soient en mesure de retourner dans leurs foyers".

L'Etat islamique, un groupe jihadiste ultra-radical qui a pris en juin le contrôle de Mossoul, deuxième ville d'Irak, a lancé vendredi un ultimatum donnant à la minorité chrétienne quelques heures pour quitter les lieux.

La semaine dernière, il avait déjà appelé les habitants chrétiens de la ville "à se convertir à l'islam, à payer une taxe spéciale ou à quitter la ville", sans quoi ils seraient exécutés.

Avant l'invasion américaine de 2003, la population chrétienne de l'Irak était estimée à plus d'un million, dont plus de 600.000 à Bagdad, 60.000 à Mossoul, mais également dans la ville pétrolière de Kirkouk (nord) et à Bassora (sud).

L'OCI est basée à Jeddah, dans l'ouest de l'Arabie saoudite.