Cardinal Fernando Filoni, l'émissaire spécial du pape François en Irak

Dimanche à l’issue de Angelus, le pape François s’est dit "effaré et incrédule" face aux informations relatant les "violences de tout type" en Irak. Il en a appelé à "une solution politique efficace au niveau international" afin de les arrêter au plus vite. Fidèle à son image, le chef de l’Eglise catholique n’a pas tourné autour du pot. Mieux, il avait déjà désigné un émissaire spécial: le Cardinal Fernando Filoni.

Cardinal Fernando Filoni, l'émissaire spécial du pape François en Irak
©AP
Laporte Christian

Dimanche à l’issue de Angelus, le pape François s’est dit "effaré et incrédule" face aux informations relatant les "violences de tout type" en Irak. Il en a appelé à "une solution politique efficace au niveau international" afin de les arrêter au plus vite. Fidèle à son image, le chef de l’Eglise catholique n’a pas tourné autour du pot. Mieux, il avait déjà désigné un émissaire spécial.

Une forte personnalité que celle de cet envoyé, le cardinal Fernando Filoni, l’actuel préfet de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples. Ce n’est pas pour cette fonction octroyée par Benoît XVI que ce prélat sexagénaire originaire des Pouilles s’apprête à repartir pour l’Irak. Mêlé de longue date à la diplomatie vaticane, le cardinal Filoni était en effet nonce apostolique à Bagdad au moment de l’intervention militaire américaine lancée en 2003. 

Une source d’information utile pour les médias mais aussi pour les chrétiens empêtrés malgré eux dans ce conflit. Car contrairement à ses collègues ambassadeurs, Mgr Filoni n’avait jamais quitté le pays. Le Saint-Siège avait joué cavalier seul à l’époque, ce qui fit qu’il se retrouva sous un feu récurrent de critiques. Mais Mgr Filoni ne quitta l’Irak que lorsque le pays fut apaisé. Cette fois encore, sa mission sera particulièrement délicate.

 Le cardinal Filoni voudrait rejoindre le Kurdistan irakien d’où il veut agir alors qu’il était prévu qu’il accompagne pour une mission bien plus calme François en Corée du Sud du 13 au 19 août. Mais le prélat aime l’Irak. Lorsqu’il y fut en poste, il s’était plongé dans les archives de la nonciature et avait reconstitué l’histoire de la présence de l’Eglise en terre d’Abraham, de la création du diocèse des Latins de Babylone en 1632, jusqu’à sa représentation actuelle, en passant par la fondation de la délégation apostolique en Mésopotamie, au Kurdistan et en Arménie mineure.

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