Donald Tusk, président du Conseil européen? Cela se précise...

De source informelle, LaLibre.be a appris qu'un accord au sein du Conseil européen aurait été trouvé afin de nommer Donald Tusk à la présidence du Conseil européen. Aidée par Karel De Gucht, Gwendolyn Rutten (Open-VLD) tenterait de décrocher le poste de commissaire...

Donald Tusk, président du Conseil européen? Cela se précise...
©Photo News
Dorian De Meeus

De source informelle, LaLibre.be a appris qu'un accord au sein du Conseil européen aurait été trouvé afin de nommer Donald Tusk (PPE) à la présidence du Conseil européen. Le Premier ministre polonais était soutenu par Londres et Berlin, ce qui a pesé dans le choix à la succession d'Herman Van Rompuy. D'autant qu'aucune capitale ne serait opposée à ce choix qui est aussi un symbole fort, 10 après l'élargissement de l'UE à l'est. Cependant, une autre source nous indique que la candidature de la danoise Helle Thorning-Schmidt ne serait pas définitivement à écarter.

L'Italienne Frederica Mogherini (membre du parti socialiste italien) serait la prochaine Haute représentante pour la politique étrangère de la sécurité commune.

L'Espagnol Luis De Guindos (parti populaire européen) prendrait quant à lui la tête de l'Eurogroupe.

L'annonce officielle sera faite ce week-end et devrait confirmer ces informations.


D'autre part, le prochain président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker marquerait sa préférence pour la nomination d'une commissaire femme pour la Belgique en échange d'un meilleur portefeuille de compétences.

Le CD&V ferraille depuis quelques semaines afin d'envoyer Marianne Thyssen à la Commission. Mais il est exclu pour le MR, seul parti francophone du probable futur gouvernement, que les démocrates chrétiens flamands trustent deux fonctions importantes: le poste de Premier ministre, promis à Kris Peeters - même s'il ne fait pas l'unanimité… - et celui de commissaire européen. Pour le moment, Didier Reynders reste le favori.

Un vent favorable nous indique qu'une des "solutions" qui apaiserait le camp libéral - mais pas les francophones - serait de proposer le poste de commissaire européen à Gwendolyn Rutten (actuelle présidente des libéraux flamands). Elle succèderait ainsi à Karel De Gucht, qui pousserait personnellement cette candidature libérale. Cette hypothèse soulève cependant plusieurs problèmes. L'Open VLD est le plus petit parti de la coalition, difficile pour lui de décrocher un poste de commissaire européen et deux ministres dans le futur exécutif belge. Si Gwendolyn Rutten obtenait ce poste - l'intéressée ne dirait certainement pas non…- l'Open-VLD ne pourrait dès lors revendiquer qu'un seul poste de ministre fédéral, alors que Alexander De Croo et Maggie De Block sont ouvertement candidats à de telles responsabilités.

Cette hypothèse est donc considérée comme "fantaisiste" par de nombreux négociateurs autour de la table.

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