Ebola: l'aide-soignante espagnole va mieux

Teresa Romero "va mieux qu'hier. Son état s'est amélioré dans la nuit. Elle est consciente, elle parle de temps en temps quand elle est de bonne humeur", a déclaré une source hospitalière qui a requis l'anonymat. Son état "s'améliore mais reste grave", a-t-elle ajouté.

Ebola: l'aide-soignante espagnole va mieux
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AFP

L'aide-soignante espagnole qui lutte contre la fièvre d'Ebola dans un hôpital de Madrid va mieux et parle, a-t-on appris samedi de source hospitalière. Teresa Romero "va mieux qu'hier. Son état s'est amélioré dans la nuit. Elle est consciente, elle parle de temps en temps quand elle est de bonne humeur", a déclaré cette source qui a requis l'anonymat. Son état "s'améliore mais reste grave", a-t-elle ajouté.

L'hôpital comme le gouvernement se sont refusés à confirmer l'information.

Cette patiente de 44 ans a reçu "dans la soirée d'hier" une dose du médicament expérimental Zmapp, selon cette source.

Il n'existe pas de traitement pour la fièvre hémorragique d'Ebola, mais le Zmapp, développé par une compagnie californienne, est l'un des médicaments expérimentaux qui ont été essayés pour enrayer l'épidémie. Partie de Guinée en décembre dernier, celle-ci a déjà fait plus de 4.000 morts dans sept pays, selon l'Organisation mondiale de la santé.

L'aide-soignante a été diagnostiquée le 6 octobre comme souffrant d'Ebola. C'est le premier cas de contamination hors d'Afrique. Elle semble avoir attrapé le virus en soignant un missionnaire rapatrié et mort fin septembre.

Seize autres personnes, dont son mari, sont hospitalisées par précaution dans le même hôpital madrilène, mais aucune ne présente de symptômes de la maladie.


GB: exercice de grande ampleur pour tester la capacité de réaction face à Ebola

Un exercice de grande ampleur, impliquant des centaines de personnes, y compris des ministres, est prévu samedi au Royaume-Uni, pour tester la capacité du pays à faire face à l'apparition de cas d'Ebola sur son territoire. Des personnels d'hôpitaux et des services d'ambulance participeront à l'exercice, prévu pour durer huit heures et au cours duquel des acteurs vont simuler les symptômes de la maladie, afin de tester la capacité de réponse des services d'urgence.

Pendant ce temps, une réunion interministérielle de crise (Cobra) aura également lieu, sous la direction du ministre de la Santé Jeremy Hunt.

"Le public doit avoir l'assurance que nous avons planifié une réponse à l'apparition d'un cas d'Ebola au Royaume-Uni depuis des mois", a expliqué un porte-parole du ministère de la Santé, ajoutant qu'il était "vital de tester ces plans dans la situation la plus réaliste possible".

Cet exercice, dans des lieux non précisés, a été réclamé par le Premier ministre David Cameron, après les critiques essuyées à la suite de sa décision d'introduire des dépistages renforcés dans certains aéroports londoniens et dans les gares Eurostar, afin de contrôler les personnes en provenance en provenance du Liberia, de Sierra Leone et Guinée, pays les plus touchés par l'épidémie.

Des experts médicaux ont jugé que ces contrôles constituaient une perte de temps tandis que d'autres ont dénoncé le flou d'un plan pris dans l'urgence face à la montée de la panique suscitée par la propagation de la maladie.

En outre, selon un porte-parole de l'aéroport de Gatwick, concerné par les contrôles, l'aéroport n'a reçu aucune instruction sur la manière dont ce dépistage doit être effectué.




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