Colonisation: l'UE demande à Israel de "revenir d'urgence" sur sa décision

"Cela ferait une nouvelle fois douter de l'engagement d'Israël en faveur d'une solution négociée avec les Palestiniens", selon l'Union européenne.

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Colonisation: l'UE demande à Israel de "revenir d'urgence" sur sa décision
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L'Union européenne a demandé lundi à Israël de "revenir d'urgence" sur l'intention d'accélerer la construction de mille logements à Jérusalem-Est, jugeant que cela serait "une décision peu judicieuse et inopportune". "Nous avons pris note des informations sur la décision du gouvernement israélien d'aller de l'avant dans l'expansion de colonies à Jérusalem-Est et en Cisjordanie", a déclaré une porte-parole de la chef de la diplomatie de l'UE, Catherine Ashton.

"Nous avons demandé des éclaircissements et des détails", a ajouté Maja Kocijancic. "Si elle était confirmée, nous ne pourrions faire autrement que de condamner cette décision peu judicieuse et inopportune", a-t-elle poursuivi, appelant Israël à "revenir d'urgence" sur cette décision.

Le gouvernement israélien a décidé de "faire avancer la planification pour la construction de plus de 1.000 unités d'habitation à Jérusalem, à peu près 400 (dans le quartier de) Har Homa et environ 600 à Ramat Shlomo", deux colonies juives dans l'est de la ville, un secteur occupé et annexé par Israël, a annoncé un responsable sous le couvert de l'anonymat.

"Cela ferait une nouvelle fois douter de l'engagement d'Israël en faveur d'une solution négociée avec les Palestiniens", a souligné Mme Kocijancic. L'Union européenne a toujours condamné les projets de colonisation des autorités israéliennes au-delà des frontières d'avant 1967, qui doivent selon elle servir de base aux négociations de paix. Elle avait déjà condamné début octobre l'aval donné à un projet de construction de 2.610 logements à Givat Hamatos, également à Jérusalem-Est.

"L'avenir des relations entre l'UE et Israël dépendra de l'engagement de ce dernier en faveur d'une paix durable et une solution basée sur (la coexistence de) deux Etats", a insisté Mme Kocijancic.