La Commission Juncker entre en piste (webdoc)

La nouvelle Commission européenne, dite "Commission Juncker" est officiellement en exercice depuis le 1er novembre. A cette occasion, les rédactions de "La Libre Belgique" et de LaLibre.be vous proposent un dossier en ligne dressant le portrait de tous les nouveaux commissaires, détaillant les cinq grands défis qu’ils doivent relever, chacun analysé par un observateur avisé de l’Union européenne.

OleB et G.T.
La Commission Juncker entre en piste (webdoc)
©lalibre

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La nouvelle Commission européenne, dite "Commission Juncker" est officiellement en exercice depuis le 1er novembre. A cette occasion, les rédactions de "La Libre Belgique" et de LaLibre.be vous proposent un dossier en ligne dressant le portrait de tous les nouveaux commissaires, détaillant les cinq grands défis qu’ils doivent relever, chacun analysé par un observateur avisé de l’Union européenne.

L’urgence, en effet, est réelle. Jean-Claude Juncker a lui-même parlé de "dernière chance" lors de l’investiture de sa Commission, prenant en compte la désaffection des citoyens, comme de certains gouvernements, à l’encontre de l’Union européenne.

Le Luxembourgeois opère à cette occasion un grand retour sur la scène internationale. Rejeté dans l’opposition en 2013, après près de vingt années passées à la tête du gouvernement grand-ducal, Jean-Claude Juncker avait, aux yeux de nombreux observateurs, son avenir politique derrière lui…

Mais contre toute attente, Jean-Claude Juncker a su retomber sur ses pattes. Pour s’imposer, d’abord, en tant que candidat du Parti populaire européen pour la présidence de la Commission lors des élections du mois de mai. Pour obtenir, ensuite, l’aval d’une majorité d’eurodéputés à cette nomination. A défaut d’une élection directe, il peut ainsi se targuer d’une légitimité plus solide que celle de ses prédécesseurs.

D’emblée, ce quatorzième exécutif communautaire depuis 1958 devrait marquer une rupture. Jean-Claude Juncker a promis de sortir la Commission de sa dimension technocratique pour en (re) faire une institution plus politique et plus démocratique. Pour ce faire, il s’est entouré de nombreuses pointures qui ont assumé des fonctions gouvernementales importantes (quatre ex-Premiers ministres; cinq anciens vice-Premiers…) dans leur propre pays. Trop peu de femmes, sans doute, mais la faute en incombe aux capitales européennes.

Le nouveau taulier du Berlaymont a aussi innové en désignant sept vice-présidents afin de mieux coordonner les dossiers mêlant les compétences de plusieurs commissaires. Il a en outre créé la surprise en nommant certains commissaires "à contre-emploi", eu égard à leur pays d’origine ou à leur profil. Pari gagnant ? Rendez-vous dans cinq ans.