Décapitation de Peter Kassig : "Très forte probabilité" que l'un des bourreaux soit français

Dans un reportage diffusé sur BFM TV en juillet dernier, le jeune homme qui se prénomme Maxime explique s'être converti à l'islam à 17 ans. Il serait parti seul en Syrie avant d'arriver à Rakka, un des bastions de l'Etat islamique. C'est là qu'il se serait entraîné. A l'époque, il déclarait aux journalistes préparer une mission spectaculaire...

Décapitation de Peter Kassig : "Très forte probabilité" que l'un des bourreaux soit français
©Printscreen BFM
J.F.

Ce dimanche, le monde entier a appris avec effarement la décapitation d'un travailleur humanitaire américain, Peter Kassig, et de 18 soldats syriens. La vidéo de ce massacre, publiée sur internet, a bien évidemment interpellé les services de renseignements du monde entier. Sur cette vidéo - que nous avons choisi de ne pas vous montrer - certains bourreaux ne portent pas de masques. Un grand travail d'identification a alors commencé. Selon Le Figaro, un Français pourrait se trouver parmi les bourreaux présents dans la vidéo. "Des vérifications sont en cours, cela pourrait prendre plusieurs jours", tient à préciser le ministère de l'Intérieur. Bernard Cazeneuve, ministre français de l'Intérieur, a réagi ce lundi en confirmant qu'il est "fort probable" qu'un Français se trouve parmi les bourreaux, sans toutefois préciser son identité. 

Si les sources officielles font preuve de beaucoup de prudence, un spécialiste du terrorisme, Jean-Charles Brisard, est catégorique : il a reconnu au moins un Français sur la vidéo. "Il s'agit d'un jeune homme de 22-23 ans, originaire de Normandie, qui est parti en Syrie en août 2013. Il se fait appeler Abou Abdallah Al Faransi, ce qui veut dire 'le Français'".

Dans un reportage diffusé sur BFM TV en juillet dernier, le jeune homme dont le prénom est Maxime explique s'être converti à l'islam à 17 ans. Il serait parti seul en Syrie avant d'arriver à Rakka, un des bastions de l'Etat islamique. C'est là qu'il se serait entraîné. A l'époque, il déclarait aux journalistes préparer une mission spectaculaire...

Ses proches, interrogés par RTL, n'en reviennent pas. "Il ne ressemble pas à celui qu'on a connu. Je suis choqué, je me demande comment on peut en arriver là", déplore Hugo. "Je n'ai jamais vu en lui quelqu'un de radical. Il y a trois ans, il sortait, faisait la fête, c'était quelqu'un de très gentil et joyeux", explique pour sa part Geoffrey. 

A l'heure actuelle, nous ne savons pas si le Français qui a formellement été reconnu est le même que celui sur lequel enquêtent les services de renseignements. Si ce n'était pas le cas, il pourrait donc y avoir deux Français parmi les bourreaux.


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