Adil El Arbi, nouveau "Slimste Mens ter Wereld"

A 26 ans, Adil El Arbi est désormais une star en Flandre. Jeudi dernier, il est devenu le plus jeune concurrent à remporter la finale de la très populaire émission de télévision "Het Slimste Mens ter Wereld" ("L’homme le plus intelligent du monde" en français) face au producteur et scénariste Bart De Pauw.

Adil El Arbi, nouveau "Slimste Mens ter Wereld"
Charles Van Dievort

A 26 ans, Adil El Arbi est désormais une star en Flandre. Jeudi dernier, il est devenu le plus jeune concurrent à remporter la finale de la très populaire émission de télévision "Het Slimste Mens ter Wereld" ("L’homme le plus intelligent du monde" en français) face au producteur et scénariste Bart De Pauw. Pas moins d’un million et demi de téléspectateurs s’étaient donné rendez-vous devant leur petit écran sur la chaîne Vier pour assister à sa victoire.

Bruxellois d’origine marocaine, il s’était inscrit à ce jeu pour faire la promotion d’"Image", le film qu’il a tourné en compagnie de son comparse Bilall Fallah rencontré lors de ses études à Saint-Luc. L’histoire raconte les tribulations d’une jeune journaliste réalisant un documentaire sur un Bruxellois de la capitale. Le fil rouge concerne les clichés colportés sur la jeunesse immigrée. Production flamande, "Image" n’est diffusé qu’en Flandre et dans une salle à Bruxelles. Il est totalement absent des cinémas en Wallonie.

Un paradoxe pour ce jeune réalisateur qui se qualifie volontiers de francophone, même s’il maîtrise parfaitement le flamand. Adil El Arbi est en effet presque un inconnu du côté francophone alors que sa participation à l’émission "Het Slimste Mens ter Wereld" a fait de lui un BV (Bekende Vlamingen) en Flandre, une de ces vedettes reconnues dans les rues du nord du pays. 

Cette situation pourrait cependant bientôt changer. Son succès télévisé lui donne aujourd’hui de la visibilité auprès des francophones. Celle-ci pourrait accroître avec son prochain film. Adil El Arbi s’apprête à tourner "Black", toujours en compagnie de Bilall Fallah. Le film aura à nouveau pour cadre Bruxelles, mais il traitera cette fois du problème des bandes urbaines. Et il sera tourné en français.