Le mentor des frères Kouachi aurait été infirmier dans l'hôpital qui a pris en charge les victimes des attentats

Un an après sa sortie de prison, il s'inscrit à l'Institut de formation des soins infirmiers (Ifsi). En décembre 2014, il intègre le fameux hôpital parisien dans le cadre d'un stage.

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Le mentor des frères Kouachi aurait été infirmier dans l'hôpital qui a pris en charge les victimes des attentats
©Bureaux régionaux

Nous vous l’annoncions ce vendredi, Chérif Kouachi, l'un des deux frères responsable de l'attentat contre Charlie Hebdo ayant causé la mort de 12 personnes, était sous l'influence de deux hommes : Djamel Beghal, qu’il avait rencontré à la prison de Fleury-Mérogis, ainsi que Farid Benyettou, le prédicateur des Buttes-Chaumont. Et c'est ce dernier qui fait parler de lui aujourd'hui. En effet, nos confrères du Parisien.fr affirment que celui qui est responsable de la radicalisation des deux frères serait infirmier stagiaire dans l'hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière, l'un des centres qui a accueilli les victimes de la fusillade de Charlie Hebdo.

En 2005, il est condamné à six ans de prison pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste". Dès sa sortie, il songe à une reconversion. Il finit alors par s'inscrire à l'Institut de formation des soins infirmiers (Ifsi). En décembre 2014, il intègre le fameux hôpital parisien dans le cadre d'un stage.

Stupéfaction et incompréhension

Sa présence a créé un malaise dans les locaux étant donné que l'hôpital a décidé d'effacer toute trace de lui dans le planning. Pour l'heure, il semblerait toutefois acquis que le jeune homme n'a pas travaillé ces mercredi et jeudi.

"On ne peut pas imaginer que l'un des principaux mentors des frères Kouachi aurait pu accueillir les victimes de ses anciens protégés. Et je ne peux pas imaginer que la direction de l'hôpital n'était pas au courant de son passé", s'est exclamé un médecin de l'hôpital.

D'autres médecins de l'hôpital s'étonnent : "Il faut fournir une preuve que notre casier judiciaire est vierge dès la première année". Une étape que Farid Benyettou aurait sautée. "La situation de cet élève infirmier est régulière et connue depuis sa scolarité. Un casier judiciaire non vierge l'interdit d'exercer un emploi public, mais il pourra toujours exercer dans un établissement privé", a expliqué la direction des hôpitaux de Paris. 

Compte tenu des événements survenus cette semaine, l'infirmier stagiaire "ne fera plus partie du planning de l'hôpital", a tenu à ajouter la direction des hôpitaux de Paris.

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