Burundi: la crédibilité de la présidentielle remise en cause

La présidentielle de mardi au Burundi, remportée par le chef de l'Etat sortant Pierre Nkurunziza, n'était pas conforme aux normes d'élections libres, transparentes et crédibles, a déclaré vendredi la mission d'observation de la Communauté est-africaine.

Burundi: la crédibilité de la présidentielle remise en cause
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Belga

La présidentielle de mardi au Burundi, remportée par le chef de l'Etat sortant Pierre Nkurunziza, n'était pas conforme aux normes d'élections libres, transparentes et crédibles, a déclaré vendredi la mission d'observation de la Communauté est-africaine (EAC). Selon les résultats proclamés vendredi par la Commission électorale, le président Nkurunziza a été réélu au premier tour, avec 69,41% des voix, pour un troisième mandat que ses adversaires jugent contraire à la Constitution.

"Le processus électoral n'a pas répondu aux principes et aux normes d'élections libres, équitables, pacifiques, transparentes et crédibles" définis au niveau international et continental, explique la mission d'observation dans un communiqué publié sur le site internet de l'organisation est-africaine, qui réunit Burundi, Kenya, Rwanda, Ouganda et Tanzanie.

Selon les observateurs est-africains, "la période électorale a été caractérisée par l'angoisse et l'incertitude".

La communauté internationale - ONU, Union africaine, Union européenne, Etats-Unis, notamment - estime que le climat politique et sécuritaire, les intimidations et les restrictions des libertés, ne permettaient pas des élections crédibles.

Malgré "une paix relative le jour du scrutin", le "principe du choix a été gêné par, entre autres, l'insécurité (...) les limitations de l'espace démocratique et des libertés civiles - dont les libertés d'expression, de réunion, des médias, de faire campagne - et par le boycott de la part des partis d'opposition", a souligné la mission d'observation.