Guy Gilbert "impressionné" par le pape François, au "charisme déboulonnant"

Chaque matin à 7 heures, le pontife argentin célèbre la messe en privé avec une poignée d'invités à la Maison Sainte-Marthe, sa résidence au Vatican.

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Guy Gilbert "impressionné" par le pape François, au "charisme déboulonnant"
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Le "curé des loubards" Guy Gilbert s'est dit "impressionné" par le pape François, "un curé de campagne" au "charisme déboulonnant", avec lequel il avait été invité à célébrer la messe vendredi, à la veille de ses 80 ans.

Chaque matin à 7 heures, le pontife argentin célèbre la messe en privé avec une poignée d'invités à la Maison Sainte-Marthe, sa résidence au Vatican.

Vendredi, le prêtre français connu pour son franc-parler et son éternel blouson de cuir couvert de pin's en était, à l'occasion de ses 50 ans de sacerdoce.

"Le prêche était en italien, je n'ai donc rien compris mais cela avait l'air chaleureux. Il a même fini sur une note d'humour. Enfin, je crois", a-t-il plaisanté.

Après la célébration, Guy Gilbert a pris son petit déjeuner au réfectoire à la résidence.

"Le pape m'a impressionné. Je ne m'attendais pas à le voir manger avec nous, aller choisir ses plats et griller lui-même ses tartines! Il est comme un curé de campagne mais vêtu de blanc", a-t-il expliqué.

"François est le pape qui humanise et transfigure l'Eglise. Finies les cérémonies fastueuses, l'Eglise a besoin maintenant de simplicité", a ajouté le prêtre, qui avait déjà eu l'occasion de rencontrer Jean-Paul II et Benoît XVI.

"Chacun des papes avait un charisme puissant. Mais lui, François, a un charisme déboulonnant. Après lui, je n'imagine pas que l'on recommence comme avant", a-t-il insisté, tout en rappelant que ce nouveau souffle devait beaucoup à Benoît XVI, par "l'audace et le courage" de sa démission.

Le prêtre en santiags s'est ensuite entretenu quelques minutes avec le pape. "J'ai cru qu'il allait me demander des pin's", a-t-il plaisanté.

Né dans une famille ouvrière de 15 enfants, Guy Gilbert a été ordonné prêtre à Alger en 1965, avant de rentrer à Paris en 1970, où il s'est particulièrement occupé des jeunes "cabossés de la vie".

Toujours dans la droite ligne de l'Eglise sur les questions de l'avortement ou de l'euthanasie, Guy Gilbert est toutefois ouvert aux changements, sur la place des femmes dans l'Eglise, l'ordination d'hommes mariés ou la bénédiction des homosexuels.