Attentats de Paris: dans les hôpitaux, "c’est dur. Vraiment très dur"

Une soixantaine de victimes dont vingt dans un état critique ont été admises aux urgences de l’hôpital Georges-Pompidou.

D.Ha.

5 heures du matin, entrée des urgences de l’hôpital Georges-Pompidou où une soixantaine de victimes dont vingt dans un état critique ont été admises, le personnel médical est exténué mais toujours à pied d’œuvre pour poursuivre sa mission. Nadia, cadre-infirmière, qui a pris son service vendredi à 11 heures, résume, les larmes aux yeux : « C’est dur. Vraiment très dur. »

Et de souligner : « A partir du moment où le plan blanc a été déclenché, il y a eu une énorme mobilisation, on a reçu des coups de téléphone de partout. Nos collègues qui travaillent de jour ont rappelé dès qu’ils ont appris ce qu’il s’est passé, des médecins, des infirmiers – dont certains ne travaillent pas sur Paris mais y passaient juste des vacances – sont revenus spontanément pour nous prêter main forte. Je suis fière de notre personnel. »

Sous le coup de l'émotion, une médecin-urgentiste confie quant à elle sous couvert d’anonymat avoir pris conscience de l’ampleur des événements qu’au fur et à mesure de l’arrivée des blessés : « On ne réalise pas encore. Comme on a d’abord réceptionné les victimes de la fusillade qui avait eu lieu dans le restaurant Le Petit Cambodge, on a d’abord pensé à un règlement de comptes avant de comprendre ce qu’il s’était réellement passé. »