Koen Geens: "Les terroristes et les criminels ne passent plus par le bon vieux téléphone"

La Belgique veut examiner avec d'autres pays européens comment faciliter la collaboration avec les fournisseurs de services, est-il ressorti mardi d'un conseil informel des ministres de la Justice à Amsterdam sur la lutte contre la cybercriminalité.

Koen Geens: "Les terroristes et les criminels ne passent plus par le bon vieux téléphone"
©JC Guillaume
Belga

Les terroristes et les criminels communiquent via Whatsapp, Viber et d'autres canaux, ce qui rend compliqué la collecte d'informations dans une enquête judiciaire. 

La Belgique veut examiner avec d'autres pays européens comment faciliter la collaboration avec les fournisseurs de services, est-il ressorti mardi d'un conseil informel des ministres de la Justice à Amsterdam sur la lutte contre la cybercriminalité.

La Justice doit de plus en plus souvent solliciter des fournisseurs étrangers pour accéder à l'information, avec tous les inconvénients que cela comporte. La coopération judiciaire est souvent trop complexe et lente et les fournisseurs sont souvent coincés entre des législations et jurisprudences contradictoires entre leur pays d'origine, le pays où les données sont stockées et les pays où ils fournissent leurs services.

Le ministre de la Justice, Koen Geens, plaide pour une coordination européenne. La collaboration avec les fournisseurs risque de se compliquer encore si ceux-ci sont submergés de demandes directes de la part de nombreux pays, dans des procédures divergentes. "La fragmentation va jouer en notre défaveur", met en garde le ministre de la Justice.

Une législation européenne harmonisée serait la meilleure solution, mais cela ne semble pas possible en ce moment. "Il est clair que nous devons arriver à une communication standardisée vis-à-vis des opérateurs étrangers avec le plus de pays possible. La criminalité ne passe plus par le bon vieux téléphone", conclut le ministre.

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