Voici le futur avion de Donald Trump ou Hillary Clinton (INFOGRAPHIE)

Les ingénieurs de Boeing ont commencé à plancher sur le nouvel Air Force One

P.D.-D.
Voici le futur avion de Donald Trump ou Hillary Clinton (INFOGRAPHIE)
©Reuters

Les ingénieurs de Boeing ont commencé à plancher sur le nouvel Air Force One

Les ingénieurs de Boeing sont à pied d’œuvre depuis quelques jours. Ils planchent sur le nouvel Air Force One, l’avion présidentiel américain. Dont coût pour cette étude préliminaire : 25,7 millions de dollars (23,5 millions d’euros).

Ce nouvel oiseau ne devrait toutefois pas prendre son envol officiel avant 2023, de quoi permettre à Hillary Clinton ou Donald Trump de l’étrenner pour autant que le vainqueur de novembre rempile pour un second mandat en 2020.

Au pays de l’Oncle Sam, le choix s’est donc sans surprise porté sur l’avionneur de Seattle, même si Airbus s’était mis sur les rangs pour ce marché très symbolique. Voir le président des États-Unis voler à bord d’un avion européen n’aurait pas manqué de sel…

C’est donc le modèle 747-8 qui va être amélioré pour devenir une véritable Maison-Blanche volante. Ce modèle et pas un autre car il possède quatre réacteurs, de quoi permettre d’éviter le pire si l’un d’entre eux devait battre de l’aile.

Le montant du contrat serait de quelque 3 milliards de dollars pour construire les deux Air Force One (l’avion présidentiel a une doublure, au cas où…).

Comment expliquer un tel coût ? Il y a bien entendu le prix de base d’un tel engin : le prix de base d’un 747-8 serait d’environ 300 millions de dollars (soit 600 millions de dollars pour les deux oiseaux).

C’est bien entendu l’aménagement qui alourdit la facture.

La cabine doit être réaménagée pour pouvoir accueillir le président et sa suite (gardes du corps, personnel de la Maison-Blanche, journalistes) soit une centaine de personnes.

Des bureaux, salons, chambres, cuisines, seront installés. Un bloc opératoire est également prévu. De même, des pièces de communication pourvues des dernières technologies sécurisées seront intégrées dans les nouvelles versions d’Air force One, le président des États-Unis devant pouvoir gérer toute crise internationale depuis les airs, voire lancer une attaque atomique.

De même, l’appareil doit être un bastion inexpugnable pour d’éventuelles attaques terroristes ou autres. L’avion doit donc être protégé contre une déflagration nucléaire au sol. Les hublots sont des vitres pare-balles. Il doit aussi être équipé de tout l’attirail pour dévier de leur cible d’éventuels missiles lancés contre Air force One.

Autant de petits bijoux de technologie dernier cri qui ont bien évidemment un prix.

Pour ce budget de 3 milliards de dollars, la présidence des États-Unis serait équipée pour les trois prochaines décennies.

Le futur Air force One serait aussi moins coûteux à l’utilisation que la version actuelle (180.000 dollars de l’heure).

Il faut que Potus soit à bord

Air Force One n’est pas un avion comme les autres. Sa particularité est de transporter Potus (President of the United States). Tout avion à bord duquel se trouve le président des États-Unis devient derechef Air force One.

La version actuelle d’Air Force One - qui doit encore servir pendant quelques années - résulte d’une commande passée par le président Reagan, président entre 1980 et 1988. Sa décoration terre de Sienne et bois avait été choisie par la First Lady, Nancy Reagan, décédée voilà quelques jours.

Les deux appareils sont mis en service actif en 1990 et 1991. Le premier président à être monté à bord du nouvel Air Force One fut donc George H. Bush. Son fils, George W. Bush, en fut ensuite l’hôte des lieux, entre 2000 et 2008.

Après 25 ans de bons et loyaux services, ces avions commencent à prendre un coup de vieux.

Surtout, les pièces détachées doivent être fabriquées spécialement pour les avions présidentiels, car ce type de 747 n’est plus commercialisé.

Bref, il était temps de renouveler le matériel. Même si la facture sera salée.

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