Bordeaux : deux ados agressent en direct vidéo un homme choisi au hasard dans la rue

Deux adolescents bordelais de 15 et 16 ans ont agressé un passant au hasard ... en retransmettant leurs méfaits sur Périscope.

Yassine Mazouni (St.)
d
d ©Youtube

Vendredi 22 avril, un passant a été frappé gratuitement à la sortie d'une boîte de nuit par deux jeunes. L'agression a été préméditée et partagée sur Périscope. 

Cette application permet de retransmettre un évènement en direct sur la toile. Ces derniers mois, Périscope est souvent revenu dans l'actualité : que ce soit pour couvrir les fameuses "Nuit debout", lorsque Serge Aurier (joueur au PSG) a insulté son entraîneur ... Ces vidéos sont éphémères, elles restent disponibles 24H après publication, ce qui n'empêche pas qu'elles restent visibles par beaucoup de personnes.

Deux adolescents bordelais de 15 et 16 ans se sont mis en scène en retransmettant le passage à tabac d'un passant sur l'application. Le premier des deux auteurs apparaît à visage découvert, tandis que le second filme. « A 40, on met un gros K-O », le compteur de vues monte ... Certains viewers encouragent les deux jeunes, d'autres semblent consternés, les insultent et les menacent ...

Les deux jeunes repèrent une proie facile à la sortie d'une boîte de nuit : un jeune homme de 24 ans, ivre. L'un des deux auteurs s'approche et lui assène deux gifles, un balayage et un coup de pied une fois au sol. L'agresseur se vante, rigole, et finit par prendre la poudre d'escampette lorsqu'un vigile se rapproche.

La victime a été blessée à la mâchoire et récolte vingt et un jours d'incapacité de travail par la même occasion. Les critiques n'ont pas tardé à fuser et face à la pression, l'un des deux jeunes (Jonathan) a publié une vidéo sur Youtube où il s'excuse. Il rétorque que lui et son acolyte étaient ivres au moment des faits et qu'ils n'ont pas pris conscience de la gravité de leurs actes. La mère de ce jeune se dit "horrifiée" par les faits et explique que son fils "a chaviré" depuis la mort de son père, il y a un an.

Une procédure a été engagée et la victime a porté plainte. Les agresseurs, après s'être dénoncés, ont été placés en garde à vue et mis en examen pour violences avec préméditation, mais aussi pour diffusion d'images relatives à l’intégrité de la personne. L’auteur des coups a été placé dans un foyer.