Cette nuit, le monde entier s'est adressé à Trump

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Belga

Bernie Sanders offre de travailler avec le président élu

Le candidat déçu à la primaire démocrate américaine Bernie Sanders, qui avait galvanisé des foules de jeunes en appelant à une "révolution politique", a affirmé mercredi être prêt à travailler avec le nouveau président élu Donald Trump s'il compte vraiment "améliorer la vie des familles de travailleurs".

"Donald Trump a exploité la colère d'une classe moyenne en déclin qui n'en peut plus de l'establishment économique, de l'establishment politique et de l'establishment des médias", a ajouté Bernie Sanders dans un communiqué, au lendemain de la victoire choc du candidat républicain à la Maison Blanche. "Si M. Trump entend vraiment mener des politiques visant à améliorer les vies des familles de travailleurs dans ce pays, moi ainsi que d'autre progressistes sommes prêts à travailler avec lui", a souligné le sénateur indépendant de 75 ans. "S'il entend mener des politiques racistes, sexistes, xénophobes et contre l'environnement, nous nous opposerons vigoureusement à lui", a-t-il toutefois également mis en garde.

"Les gens en ont marre de travailler plus pour gagner moins, de voir des emplois honorables partir en Chine et d'autres pays aux bas salaires, que les milliardaires ne payent pas leurs impôts fédéraux et de ne pas pouvoir payer l'éducation supérieure de leurs enfants, tout ça pour que les très riches deviennent encore plus riches", écrit-il. Lors du premier débat présidentiel, Donald Trump avait déclaré que payer moins d'impôts était une preuve d'intelligence.

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Kerry félicite Trump, promet une transition en douceur

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a félicité jeudi Donald Trump pour sa victoire à la présidentielle américaine et promis une transition en douceur pour ne rien oublier des grands dossiers de politique étrangère. "Je veux adresser mes félicitations au président élu Donald Trump et je lui souhaite de réussir", a déclaré aux journalistes M. Kerry dans la ville néo-zélandaise de Christchurch, d'où il devait prendre un vol pour une base scientifique en Antarctique.

John Kerry, qui avait succédé en 2013 au département d'Etat à Hillary Clinton, a affirmé que l'élection de M. Trump ne changeait en rien les défis politiques auxquels sont confrontés les Etats-Unis.

Il a jugé important que la nouvelle administration soit prête lorsqu'elle arrivera au pouvoir en janvier.

"Il s'agit de les aider autant que possible, afin que la passation de pouvoir soit aussi douce que possible, sans perdre une miette des grands sujets auxquels nous sommes confrontés."

Pyongyang appelle Donald Trump à un changement de politique

La Corée du Nord a prévenu jeudi que le président américain élu et son futur gouvernement auraient à traiter avec un "Etat nucléaire", qualifiant les tentatives américaines de dénucléarisation "d'illusion dépassée". "S'il y a quelque chose que le gouvernement Obama a fait (....), c'est de mettre en grave danger la sécurité du continent américain", écrit le journal du parti unique dans un éditorial. Le Rodong Sinmun ne prononce pas le nom de Donald Trump.

Depuis quelques temps, de plus en plus de voix s'élèvent pour demander que Washington change de ton envers la Corée du Nord. Le coordonnateur du renseignement américain James Clapper a déclaré fin octobre que persuader Pyongyang à renoncer à son programme nucléaire était voué à l'échec.

Sous la présidence de Barack Obama, Washington s'est montré inflexible dans le refus d'une Corée du Nord nucléaire. Il a soumis tout dialogue au préalable d'un engagement tangible vers la dénucléarisation.

Le journal nord-coréen rappelle les remarques de James Clapper pour estimer qu'il existe un consensus général envers l'acceptation du Nord comme Etat nucléaire. "Les décideurs américains doivent prendre note des déclarations de Clapper. Les espoirs américains de dénucléarisation de la Corée du Nord sont une illusion dépassée".

Donald Trump n'a pas publié de plan de campagne précis pour ce qui est de sa future politique envers la Corée du Nord. Il a cependant laissé entendre qu'il était ouvert à des négociations avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un.

Le Premier ministre japonais doit rencontrer Trump la semaine prochaine

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe va rencontrer le président élu des Etats-Unis Donald Trump la semaine prochaine, ont annoncé jeudi des responsables officiels après une conversation téléphonique entre les deux hommes au lendemain de la victoire du milliardaire à l'élection présidentielle. MM. Abe et Trump ont parlé pendant une vingtaine de minutes et fixé provisoirement la date du 17 novembre pour une rencontre, juste avant que le chef du gouvernement japonais se rende au Pérou pour le sommet du groupe de coopération économique en Asie-Pacifique (Apec), a déclaré à l'AFP une responsable du ministère japonais des Affaires étrangères.

Pendant sa campagne électorale, Donald Trump avait irrité au Japon en appelant le pays à payer plus encore qu'il ne le fait pour l'entretien de forces américaines sur son territoire.

Il avait même suggéré à ce pays de devenir une puissance nucléaire pour se protéger de son voisin imprévisible, la Corée du Nord, qui a à plusieurs reprises effectué des essais nucléaires ou de tirs de missiles balistiques et s'est attiré des condamnations internationales et des sanctions de l'Organisation des nations unies. Ces déclarations avaient choqué au Japon, le seul pays à avoir subi une attaque nucléaire.

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Le président vénézuélien plaide pour un "programme de travail positif" avec Trump

Le chef d'Etat vénézuélien a exhorté M. Kerry à "établir et laisser un programme de travail positif à la prochaine administration" au sujet des relations bilatérales, selon un communiqué du ministère vénézuélien des Affaires étrangères.

Dans la journée, la diplomatie vénézuélienne, tout en félicitant M. Trump pour sa victoire à la présidentielle de mardi, a dit souhaiter que "prévale le respect des principes de la Charte des Nations unies" relatifs à l'"égalité souveraine" et à l'"autodétermination" pendant le mandat du nouveau président, qui doit débuter en janvier 2017. Le gouvernement de Nicolas Maduro, héritier de la rhétorique anti-américaine du défunt président Hugo Chavez (1999-2013), a également incité Washington à établir de "nouveaux paramètres" qui soient basés sur la "non-ingérence dans les affaires intérieures", dans ses relations avec ses voisins latino-américains. M. Maduro, englué dans une grave crise politique, accuse l'administration de Barack Obama de soutenir l'opposition vénézuélienne et ses visées "destabilisatrices". De manière générale les relations entre Washington et Caracas sont empreintes d'une forte tension et depuis 2010 les deux pays n'ont plus d'ambassadeurs respectifs.

Le président mexicain Peña Nieto et Trump vont se rencontrer

Le président mexicain Enrique Peña Nieto et Donald Trump ont convenu de se rencontrer, a annoncé mercredi à Mexico le chef d'Etat mexicain, félicitant le président américain nouvellement élu.

"Nous avons convenu avec le président élu de nous réunir de préférence durant la période de transition (avant la prestation de serment en janvier, ndlr) pour définir avec clarté la direction que prendra la relation entre les deux pays", a déclaré M. Peña Nieto lors d'une conférence de presse, qualifiant de "cordiale, amicale et respectueuse" la conversation téléphonique avec celui qui, durant la campagne, avait copieusement insulté les Mexicains. "Je suis optimiste. Il est clair qu'une nouvelle étape s'ouvre avec l'arrivée d'un gouvernement mais je crois aussi qu'il y a une grande opportunité" pour le développement des relations entre les deux pays, a poursuivi le chef d'Etat mexicain.

Une source proche du gouvernement, s'exprimant sous couvert d'anonymat, a indiqué que les deux hommes n'avaient pas abordé la question du mur de la discorde que Trump a promis de construire à la frontière mexicaine et de faire payer au Mexique. Mais plus tôt dans la journée, la ministre des Affaires étrangères Claudia Ruiz Massieu avait déclaré sur la chaîne Televisa que "payer un mur n'était pas envisagé". Enrique Peña Nieto avait été vivement critiqué dans son pays en recevant à Mexico le 31 août le magnat de l'immobilier Donald Trump sans condamner ouvertement ses propos au vitriol sur les migrants, notamment mexicains. Le candidat républicain les avaient qualifiés durant sa campagne de violeurs et de trafiquants de drogue, provoquant la colère des Mexicains qui avaient brûlé ses effigies durant la Semaine sainte.

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