L'Administration Trump opérationnelle dès le 20 janvier

L'Administration Trump opérationnelle dès le 20 janvier
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Olivier Le Bussy

La course contre la montre est engagée pour l’équipe de transition du président élu Donald Trump. Lorsque le Républicain sera investi, le 20 janvier, son gouvernement ("Administration") devra être pleinement opérationnel.

Entamée avant les élections, la tâche de l’équipe de transition, dirigée par le gouverneur du New Jersey, Chris Christie, est colossale. D’autant plus colossale que du passé, le président élu a promis de faire table rase, tant au niveau de l’héritage des années Obama qu’au niveau du personnel politique et administratif. Circulent déjà les premiers pronostics quant à la composition de son cabinet, de l’attribution des postes de secrétaire d’Etat, au Trésor, à la Défense, d’attorney general… (voir p. 8). Mais au total, le nouveau président doit nommer quelque 4 000 personnes - les membres du gouvernement, le staff de la Maison-Blanche, un juge de la Cour suprême, aux postes clés dans les administrations et les agences fédérales - dont 1 000 devront être approuvées par le Sénat.

Ce n’est pas tout : l’équipe de transition doit également établir un plan exécutif et législatif pour les 100 à 200 premiers jours du mandat du nouveau président et élaborer un projet de budget.

La General Services Administration de la Maison-Blanche joue un rôle prépondérant dans la passation de pouvoir, en fournissant les services et les équipements à l’équipe du président élu, et en dressant l’état des lieux (politique, administratif, budgétaire) aux personnes pressenties pour occuper des hautes fonctions dans les administrations et agences.

Des "réglementations de minuit"

Les transitions entre président sortant et président élu sont tantôt harmonieuses, même quand ils n’ont pas la même couleur politique, comme ce fut le cas entre Bush et Obama, tantôt plus chaotiques. Les sortants sont tenus de respecter trois clauses de la Constitution : la Term clause (il quitte sa fonction à la fin de son mandat), la Take care clause (il veille au bon déroulement des élections et assure à son successeur les moyens d’assurer la continuité de l’Etat) et l’Oath clause (il doit prévenir son successeur de tout danger imminent). Au-delà de ces règles, rien ne l’oblige à faire preuve de fair-play politique : il peut notamment procéder à des "réglementations de minuit", c’est-à-dire des actes administratifs ou des nominations de dernière minute destinés à freiner l’action du nouveau président.