Manuel Valls giflé en Bretagne: "On me vise car je suis celui qui peut gagner" (VIDEO)

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En déplacement à Lamballe dans les Côtes-d'Armor, l'ex-Premier ministre et candidat à la primaire de la gauche a été pris pour cible par un jeune qui a tenté de le frapper au visage.


France bleu Armorique rapporte que Manuel Valls a d'abord été hué à son arrivée à la mairie, puis pris pour cible lorsqu'il en est sorti. L'homme qui lui a asséné "un léger coup au visage" a été rapidement plaqué au sol et interpellé.

L'ancien Premier ministre a confirmé ce mercredi sur France Inter son intention de porter plainte contre le jeune homme qui l'a giflé mardi. "Toute violence est inacceptable en démocratie", a ajouté le candidat à la primaire à gauche.


"Une société a besoin d'interdits"

Selon Manuel Valls, l'auteur de la gifle est "sans doute un militant identitaire de l'extrême droite bretonne, qui s'affiche avec Dieudonné et Soral". Sur la photo de profil Facebook de l'homme en question, on peut voir qu'il pose en faisant une "quenelle", geste à connotation antisémite véhiculé par l'humoriste. Un cliché qui "a compté" dans la décision de l'ex-Premier ministre de déposer plainte. "Une société a besoin de règles et d'interdits", a-t-il rappelé.

Manuel Valls attribue cette agression à son statut de favori de la primaire et à son passage à Matignon. "Je suis celui qu'on vise dans cette campagne. J'ai été aux responsabilités, on me vise car je suis celui qui peut gagner." Mais tout cela ne semble pas inquiéter le candidat. "C'est un plaisir d'aller à la rencontre des Français (...) Je poursuivrai ma campagne", a conclut Manuel Valls.

"On était 66 millions à vouloir te la mettre la claque"

Autre moment fort de l'intervention de Manuel Valls ce mercredi matin sur les ondes de France Inter, l'échange avec un auditeur assez franc, illustré dans la vidéo ci-dessous.

"Salut Manu. C'était pour te dire Manu, je ne sais pas si tu trouves ça normal ou pas... Moi, je pense que la claque, on était 66 millions à vouloir te la mettre. C'était juste trop bon sans déconner", a déclaré l'auditeur d'un ton amusé. "Il a été parfait le bonhomme. C'était juste génial", a-t-il ajouté, avant d'être coupé par Patrick Cohen. Ce dernier a directement dénoncé un "appel à la violence".

Et Manuel Valls lui-même n'a pas tardé à réagir. "Quand sur une antenne on fait profession de violence, ça veut dire qu'il y a quelque chose qui bascule", a-t-il annoncé.