Tom Balthazar, ex-futur candidat bourgmestre de Gand

Christian Laporte
Tom Balthazar, ex-futur candidat bourgmestre de Gand
©belga

Celui qu’on voyait déjà succéder à Daniël Termont comme maïeur de Gand veut préserver l’avenir de sa ville.

Bart De Wever avait beau dire, jusqu’il n’y a guère que la Belgique était composée de deux démocraties qui se rencontrent de moins en moins… Avec, bien sûr, une Flandre "clean" par rapport à une Fédération francophone Wallonie-Bruxelles encline à verser dans les dysfonctionnements et autres dérives politicardes. Voilà que le dossier Publipart, sorte de cousin pour ne pas dire frère flamand de Publifin s’est invité dans la deuxième ville de Flandre et qu’il a en quelques heures ruiné les espoirs de celui qui se voyait déjà au haut de l’affiche; entendez : bourgmestre de Gand après les communales de 2018.

Tom Balthazar, c’est son nom, a au moins eu le mérite de ne pas s’accrocher désespérément à ses mandats. Depuis ce week-end, il n’est plus échevin du Développement urbain, de l’Habitat et des espaces verts de la ville natale de Charles Quint mais il a aussi renoncé à briguer la fonction suprême de "burgemeester" qui s’offrait à lui dans un cartel avec Groen, à supposer évidemment qu’il n’y aurait pas de vague jaune et noire N-VA dans un an et demi dans la ville des "stropdragers".

Avec le retrait de Tom Balthazar de la scène politique, s’arrête net la progression d’une dynastie politique qui ne manquait pas d’atouts. Ainsi son arrière-grand-oncle August fut ministre juste avant et juste après la Seconde Guerre mondiale. Quant à son père, Herman Balthazar, historien contemporaniste apprécié, il fut un artisan du sauvetage des archives du mouvement socialiste (l’Amsab) et un expert de la Seconde Guerre mondiale. Ce libre-penseur et franc-maçon engagé fut aussi gouverneur de la Flandre-Orientale. Quant à son frère Nic avec lequel on le confond parfois, il sévit sur les chaînes de télévision flamandes.

Tom Balthazar s’est présenté comme une victime sacrificielle : "je n’ai pas commis de grave erreur et je ne dois pas reconnaître une faute, mais je ne voulais pas laisser une ville de Gand progressiste et axée sur le futur paralysée par des mois de scandale et des discussions exagérées sur les rémunérations" a-t-il commenté.

Il a aussi expliqué que ce n’était pas l’argent qui le motivait dans ses mandats. "Sinon j’aurais fait des choix différents dans ma carrière"…