"Qui imagine de Gaulle mis en examen?", "Je me retirerai si je suis mis en examen" : les contradictions de François Fillon

J.F.
"Qui imagine de Gaulle mis en examen?", "Je me retirerai si je suis mis en examen" : les contradictions de François Fillon
©reporters

Il n'y a pas si longtemps, François Fillon assurait que s'il était mis en examen dans l'affaire des emplois présumés fictifs de sa femme et de ses enfants, il renoncerait à se présenter à l'élection présidentielle. C'était le 26 janvier au JT de TF1 : " Il n’y a qu’une seule chose qui m’empêcherait d’être candidat, c’est si mon honneur était atteint, si j’étais mis en examen".

Pourtant, lors de sa conférence de presse de ce mercredi, il a expliqué avoir reçu une convocation de la justice pour une mise en examen le 15 mars et ... en a profité pour confirmer qu'il restait bel et bien le candidat de la droite et du centre. Une volte-face qui ne passe pas vraiment. Bruno Le Maire s'est d'ailleurs servi de la promesse non tenue par François Fillon comme motif de démission. "Je crois au respect de la parole donnée. Elle est indispensable à la crédibilité de la politique", a-t-il déclaré au moment de quitter ses fonctions au sein de l'équipe de François Fillon.

Pourtant, le maintien de l'homme politique n'est pas vraiment une surprise puisque c'est officiellement le 17 février dernier que François Fillon changeait officiellement d'avis en excluant tout retrait en cas de mise en examen. "C'est trop tard maintenant. Mon retrait poserait un problème démocratique majeur. Une locomotive est lancée, rien ne peut l'arrêter, j'irai jusqu'au bout".


Quand Fillon attaquait Sarkozy sur ses affaires

S'il y en a un qui est encore et toujours empêtré dans de multiples affaires, c'est Nicolas Sarkozy. Le 28 août dernier, à Sablé-sur-Sarthe, François Fillon le lui rappelait sans jamais le nommer. 

"Il ne sert à rien de parler d'autorité quand on n'est pas soi-même irréprochable. Qui imagine un seul instant le général de Gaulle mis en examen?". Des propos qui, aujourd'hui, sonnent tout autrement. "Avoir une haute idée de la politique signifie que ceux qui briguent la confiance des Français doivent en être digne. Je suis candidat à la présidence de la République pour lui rendre sa dignité". 


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