Le G7 en Toscane pour la Syrie: Pas de solution trouvée avec Assad

Belga

Les ministres des Affaires étrangères du G7 sont tous d'accord pour reconnaître qu'aucune solution n'est possible en Syrie tant que le président Bachar al-Assad sera au pouvoir, a déclaré le chef de la diplomatie française Jean-Marc Ayrault. "Il n'y a pas d'avenir de la Syrie possible avec Bachar al-Assad", a-t-il déclaré lors d'un point de presse.

Les ministres des Affaires étrangères du G7, réunis depuis lundi en Toscane, ont entamé la journée de mardi avec une réunion sur la Syrie élargie à la Turquie et des pays arabes alliés. Alors que le secrétaire d'Etat américain, Rex Tillerson, est attendu en fin de journée à Moscou, sa position sera guettée, au lendemain des prises de positions fermes de l'administration Trump contre le régime syrien.

La réunion a débuté vers 7H45 (5H45 GMT) autour d'une grande table en rectangle en présence des ministres des Affaires étrangères des sept grandes puissances (Etats-Unis, Allemagne, Japon, Royaume-Uni, Canada, France et Italie) ainsi que de hauts diplomates de Turquie, des Emirats arabes unis, de l'Arabie saoudite, de la Jordanie et du Qatar.

Le ministre italien, Angelino Alfano, hôte de la réunion, avait expliqué lundi qu'il s'agissait de trouver les moyens de relancer le processus en vue d'une solution politique en Syrie et d'éloigner le spectre d'une escalade militaire.

Les alliés du président syrien Bachar al-Assad, en particulier la Russie et l'Iran, ont en effet menacé de représailles après la frappe américaine contre une base aérienne syrienne dans la nuit du 6 au 7 avril en réponse à une attaque chimique présumée, imputée au régime syrien, qui avait fait 87 morts le 4 avril à Khan Cheikhoun, dans le nord-ouest de la Syrie.

Le ministre britannique, Boris Johnson, a lui souhaité que M. Tillerson reparte avec un "message clair et coordonné" pour la Russie, principal allié du régime de Bachar al-Assad. De son point de vue, il s'agit de faire pression pour que Moscou cesse de soutenir M. Assad, qui est "maintenant toxique dans tous les sens du terme".

Lundi, les Etats-Unis ont en tous cas mis en garde le président syrien contre de nouvelles frappes chimiques, affirmant au passage avoir cloué au sol 20% de l'aviation syrienne dans leur bombardement de la semaine dernière.