Trump s'attire les foudres de personnalités : "C'est un sympathisant des néonazis" qui "remet la haine raciale à la mode"

AFP

La star du basket-ball américain LeBron James a accusé mardi Donald Trump de remettre la haine raciale "à la mode", après les propos du président américain sur les responsabilités des violences de Charlottesville qui doivent selon lui être recherchées "des deux côtés".

"Il y a toujours eu de la haine raciale aux Etats-Unis. On le sait, mais Donald Trump l'a remise à la mode!", a tweeté le joueur des Cleveland Cavaliers.

Quelques minutes auparavant, le président américain avait donné une conférence de presse au cours de laquelle il avait renvoyé dos-à-dos les membres de la droite raciste suprémaciste et les contre-manifestants.

Les violences de Charlottesville ont causé la mort d'une personne samedi quand un sympathisant néo-nazi a, intentionnellement selon les témoins, percuté avec son véhicule des contre-manifestants.

S'exprimant mardi soir dans le cadre de sa Fondation, à Sandusky, dans l'Ohio, LeBron James a une nouvelle fois durement critiqué le président Trump: "J'ai cette occasion de parler, et je suis quelqu'un dont la voix est écoutée, et je dis que la seule façon pour nous de nous améliorer en tant que société et en tant que personnes est l'amour. C'est la seule façon par laquelle nous pourrons conquérir quelque chose ensemble".

"Ce n'est pas le gars qui est supposé être le président des Etats-Unis, ou qui que ce soit, c'est nous (qui devons agir)", a poursuivi la star des Cleveland Cavaliers: "C'est à nous de nous regarder dans le miroir. Depuis l'enfance jusqu'à l'âge adulte. A nous tous de nous regarder dans le miroir et de nous demander, +que pouvons-nous améliorer pour aider au changement?+"

LeBron James, un des tout meilleurs basketteurs de la planète, a l'habitude de s'engager politiquement. Durant l'élection américaine, il avait apporté son soutien à Hillary Clinton, l'adversaire de Donald Trump. Il a ainsi notamment participé à l'un des meetings de la candidate démocrate dans l'Ohio, l'Etat dont il est originaire et dont il est devenu l'un des porte-drapeaux.


Les réactions se sont multipliées mardi après les nouvelles déclarations du président Donald Trump attribuant la responsabilité des violences de Charlottesville aussi bien aux militants d'extrême droite qu'aux contre-manifestants.

Voici les principales réactions. Certaines se bornent à condamner, comme l'a fait M. Trump lundi puis mardi, les groupes d'extrême droite. D'autres refusent l'idée que les contre-manifestants aient une responsabilité dans les violences au même titre que l'extrême droite.

'Aucune ambiguïté morale' 

"Nous devons être clairs. La suprématie blanche est répugnante", a tweeté Paul Ryan, président républicain de la Chambre des représentants. "Cette intolérance est opposée à toutes les valeurs du pays. Il ne peut y avoir aucune ambiguïté morale".

'Un seul côté' 

"La violence à Charlottesville a été alimentée par un seul côté: des suprémacistes blancs qui répandent le racisme, l'intolérance et l'intimidation", a déclaré sur Twitter Tim Kaine, sénateur démocrate de Virginie, colistier de Hillary Clinton dans l'élection présidentielle de 2016.

'Un seul côté' (2) 

"Il y a un seul côté" qui est responsable des violences, a tweeté le Southern Poverty Law Center, qui surveille les groupes extrémistes américains: "La suprématie blanche est toujours une erreur".

'Relativisme' 

"Accuser +les deux côtés+ après Charlottesville?! Non", a déclaré Ileana Ros-Lehtinen, représentante républicaine de Floride. "Le retour au relativisme lorsqu'on parle du KKK, des sympathisants nazis et des suprémacistes blancs ? Clairement non".

'Sympathisant' des néonazis 

"Le président Trump est un sympathisant des suprémacistes blancs néonazis", a affirmé dans un communiqué Steven Goldstein, chef du Centre Anne Frank pour le Respect Mutuel, une organisation de défense des droits de l'homme aux Etats-Unis.

 'Ce qu'il pense vraiment'

"Sans une déclaration préparée, ce président dit ce qu'il pense vraiment: mettre sur le même plan des néonazis et ceux qui protègent les droits civiques est honteux et insensé", a tweeté la chanteuse et actrice Barbra Streisand.

'Le week-end le plus honteux'

"Ce qui était le week-end le plus honteux du président vient d'être prolongé indéfiniment" avec ses nouvelles déclarations, a tweeté l'actrice et activiste Mia Farrow.