L’Albanie gangrenée par le trafic de drogue: "Les liens entre trafiquants et ministres du gouvernement sont trop importants" (Reportage)

L’Albanie du Premier ministre Edi Rama a longtemps fait figure de "bon élève européen" dans les Balkans. Pourtant, depuis 2014, la production et le trafic de drogues explosent et les Occidentaux commencent à hausser le ton.

Reportage de Jean-Arnault Dérens et Laurent Geslin, correspondants dans les Balkans
A police drug-sniffing dog sniffs at the baggage found on a van from Albania during a large-scale operation along Autobahn 6 (A6)near Bad Rappenau, Germany, 25 October 2017. The focus of the operation were drug related crimes, smuggling and the general condition of the vehicles. (The licence plates were made unrecognisable due to personal privacy concerns) Photo: Christoph Schmidt/dpa Reporters / DPA
A police drug-sniffing dog sniffs at the baggage found on a van from Albania during a large-scale operation along Autobahn 6 (A6)near Bad Rappenau, Germany, 25 October 2017. The focus of the operation were drug related crimes, smuggling and the general condition of the vehicles. (The licence plates were made unrecognisable due to personal privacy concerns) Photo: Christoph Schmidt/dpa Reporters / DPA ©Reporters / DPA
L’Albanie du Premier ministre Edi Rama a longtemps fait figure de "bon élève européen" dans les Balkans. Pourtant, depuis 2014, la production et le trafic de drogues explosent et les Occidentaux commencent à hausser le ton. Lundi 16 octobre à l’aube, la police de Catane, en Sicile, lançait un coup de filet contre un gang albanais contrôlant un vaste trafic d’armes et de drogues, et qui avait généré un chiffre d’affaires de 300 millions d’euros ces quatre dernières années. Sept individus ont été interpellés, dont le chef du groupe, Moisi Habilaj, 39 ans. Ce dernier n’est autre qu’un cousin de Saimir Tahiri, ministre de l’Intérieur de 2013...

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