Notre-Dame de Paris était aussi "une église ordinaire"

La cathédrale Notre-Dame de Paris est un haut lieu de l’histoire de France, mais aussi l’église mère du diocèse de Paris.

Notre-Dame de Paris était aussi "une église ordinaire"
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Ch. Ly., à Paris

La cathédrale Notre-Dame de Paris est un haut lieu de l’histoire de France, mais aussi l’église mère du diocèse de Paris. 

Des célébrations régulières s’y tiennent. "La messe de funérailles de mon grand-père s’y est tenue en 1972", raconte Ambroise Laurent, secrétaire-général adjoint de la Conférence des évêques de France. "C’est aussi une église ordinaire" dédiée à la Vierge Marie.

Ambroise Laurent souligne toutefois le pouvoir d’attraction de ce monument qui a attiré près de 14 millions de visiteurs en 2018. "Chacun a été ému par ce qui s’est passé. Mais pourquoi ? Il y a quelque chose dans cette église et au-dessus d’elle qui magnétise. Une part de notre humanité s’est éclipsée dans l’incendie. Nous voyons un élan de fraternité et d’unité. Les querelles sont mises de côté."

Notre-Dame devait accueillir plusieurs messes pendant la Semaine sainte. Les risques d’effondrement de la façade nord de Notre-Dame et de l’échafaudage rendent "inenvisageables" une célébration, même sur le parvis, selon Denis Jachiet, évêque auxiliaire de Paris. Les autorités religieuses ont transféré ces célébrations à l’église Saint-Sulpice, elle-même victime d’un acte de vandalisme en mars dernier. Mercredi soir devait s’y tenir la messe chrismale lors de laquelle l’archevêque de Paris invite les diacres, les prêtres et les évêques à renouveler la promesse sacerdotale qu’ils ont faite le jour de leur ordination. Le Jeudi et le Vendredi saints auront également lieu à Saint-Sulpice à 19 heures. En revanche, la messe de Pâques aura lieu à l’église Saint-Eustache à 11 heures.

Les religieux se disent heureux de la solidarité pour reconstruire la cathédrale. Et cela d’autant plus que les finances de l’Église de France ne sont pas au top. Plus de 90 % des diocèses n’équilibrent pas leurs comptes. L’année 2018 a enregistré une baisse significative des dons, de l’ordre de 5 %.

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