Un pays allié de Moscou "prêt à travailler main dans la main avec l'UE"

Le président du Kirghizstan a assuré samedi que cette ex-république soviétique d'Asie centrale, alliée de Moscou, était "prête à "travailler main dans la main avec l'Union européenne", qui souhaite s'ancrer dans cette région où l'influence russe est contestée.

Kyrgyzstan's President Sadyr Japarov speaks to President of the European Council Charles Michel during their talks in Cholpon-Ata, near the Issyk-Kul lake, Kyrgyzstan, Saturday, June 3, 2023. (AP Photo/Vladimir Voronin)
Le Kirghizstan, allié de Moscou, "prêt à travailler main dans la main avec l'U ©Copyright 2023 The Associated Press. All rights reserved.

"Le Kirghizstan est prêt à travailler main dans la main avec l'Union européenne pour résoudre des problèmes communs, promouvoir le dialogue et trouver des solutions durables", a affirmé Sadyr Japarov, qui accueillait le président du Conseil européen Charles Michel à Cholpon-Ata, sur les rives montagneuses du lac Issyk-Koul.

Charles Michel met en avant un "partenariat sincère" en Asie centrale

Cette rencontre bilatérale s'est tenue au lendemain du deuxième sommet "Union européenne - Asie centrale" auxquels ont participé M. Michel et les dirigeants des cinq ex-républiques soviétiques de la région: le Kazakhstan, le Kirghizstan, l'Ouzbékistan, le Tadjikistan et le Turkménistan.

M. Japarov a insisté sur le potentiel hydroélectrique et solaire de ce pays montagneux d'environ six millions d'habitants d'où jaillissent les principaux fleuves et rivières de la région.

Il a défendu le projet du colossal barrage de Kambarata-1, dont la construction est prévue sur la rivière Naryn, qui traverse le Kirghizstan et l'Ouzbékistan.

Mais en Asie centrale les projets de centrales hydroélectriques restent sources de tensions, notamment inter-étatiques, sur fond de manque croissant d'eau, malgré certains accords existants.

Dans un communiqué commun, MM. Japarov et Michel ont affirmé leur attachement à la souveraineté, l'indépendance et d'intégrité territoriale de tous les pays.

Vendredi, le dirigeant kirghiz avait ouvertement appelé à mettre fin à la guerre en Ukraine, une déclaration rare, le Kirghizstan se gardant de critiquer Moscou, dont il reste encore dépendant économiquement et militairement.

L'invasion russe de l'Ukraine a donné une nouvelle impulsion aux relations entre l'Asie centrale et l'UE, qui souhaite s'affirmer comme un acteur majeur dans cette région où l'influence russe est de plus en plus contestée, en particulier par la Chine.

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