Des bombardements turcs contre un fief syrien du groupe Etat islamique (EI) en Syrie ont tué 34 civils depuis mercredi, a affirmé jeudi une ONG. Ankara soutient toutefois que seuls des "terroristes" avaient péri. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), 17 enfants figurent parmi les 34 personnes tuées par des raids aériens et des bombardements d'artillerie sur la ville d'Al-Bab (nord) entre mercredi et jeudi.

Citée par l'agence officielle turque Anadolu, l'armée turque a de son côté dit que des raids aériens, des bombardements d'artillerie et des combats avaient coûté la vie à 15 "terroristes" à Al-Bab.

Cette ville, dernière place forte encore aux mains de l'EI dans la province d'Alep, est la cible depuis août d'une offensive conjointe des forces turques et de groupes rebelles syriens.

L'objectif de l'opération est de chasser l'EI, ainsi que des milices kurdes, des zones frontalières syriennes.

Abou Jaafar, un commandant rebelle sur le terrain, a expliqué que les djihadistes se battaient avec acharnement et que les raids de l'aviation turque et de la coalition internationale conduite par les Etats-Unis étaient incessants.

L'armée turque est engagée depuis décembre dans des combats meurtriers autour d'Al-Bab. Ses forces sont entrées le week-end dernier dans cette ville de 100.000 habitants et le Premier ministre Binali Yildirim a déclaré mardi qu'une grande partie était désormais "sous contrôle" turc.

L'OSDH a cependant assuré que les forces turques avaient fait peu de progrès depuis leur entrée dans la ville.