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Le président américain Donald Trump et son homologue français Emmanuel Macron auront un "long déjeuner" le 25 mai à Bruxelles, pour "comparer leurs opinions", a déclaré dimanche soir un haut représentant de l'administration américaine à l'AFP. 

Selon la Maison Blanche, et en dépit des rumeurs selon lesquelles Donald Trump aurait préféré une victoire de Marine Le Pen à la présidentielle française, le jeune président de 39 ans et son homologue américain de 70 ans ne seraient pas des partenaires si éloignés que ça. "Ce sont deux des leaders les plus récents sur la scène internationale", a ainsi affirmé un haut représentant de l'administration Trump, selon lequel l'appel téléphonique récent entre les deux hommes se serait très bien passé.

"M. Trump a été très impressionné par M. Macron", a précisé ce membre de la Maison Blanche, sous le sceau de l'anonymat: "Cela a clairement été une très belle victoire électorale", et même si les deux hommes ne partagent pas forcément les mêmes idées, ils sont tous deux "des outsiders, qui transcendent les barrières politiques traditionnelles".

Toujours selon cette source à la Maison Blanche, l'idée selon laquelle M. Trump soutenait Mme Le Pen était exagérée et uniquement basée "sur un tweet au sujet des frontières" et sur le passage de l'ancienne présidente du Front National à la Trump Tower. Au sujet de cette visite éclair de Mme Le Pen à New York lors de sa campagne pour l'élection présidentielle française, en janvier, ce membre de l'administration Trump a affirmé que celle-ci n'avait pas rencontré la moindre personne de l'équipe de M. Trump, et qu'elle avait encore moins rencontré le président élu républicain.

Les discussions entre MM. Trump et Macron devraient être dominées par la question de la coopération antiterroriste, que la Maison Blanche juge "excellente". Mais ils pourraient également avoir des points communs sur l'économie.

"Macron a beaucoup de réformes en tête", a souligné le haut responsable de l'administration, estimant que les deux hommes pourraient aider à "relancer" l'économie européenne.

Les deux dirigeants pourraient cependant être en désaccord sur le financement de l'Otan.

Un deuxième responsable de l'administration a américaine a rappelé que Donald Trump "souhaiterait voir" les gouvernements européens porter leurs dépenses de défense à 2% de leur Produit intérieur brut. "Il s'agit de se partager le fardeau" des dépenses de défense de l'Otan, a souligné ce responsable.

Lors de sa visite à Bruxelles, le président américain doit également rencontrer le roi Philippe et le Premier ministre belge Charles Michel.