Matteo Salvini, homme fort du gouvernement italien et patron de l'extrême droite, a vivement condamné vendredi l'attentat qui a fait 49 morts dans des mosquées en Nouvelle-Zélande, tout en exprimant sa "compassion pour ceux qui pensent que c'est toujours de (sa) faute". "Tragédie en Nouvelle-Zélande : condamnation et mépris absolu pour les infâmes assassins, prière pour les victimes innocentes et compassion pour ceux qui pensent que c'est toujours la faute de Salvini", a-t-il écrit en début d'après-midi sur les réseaux sociaux.

Arrivé au pouvoir sous le slogan "les Italiens d'abord", M. Salvini est souvent accusé par l'opposition d'attiser les tensions racistes ou islamophobes. Et au niveau local, les élus de son parti, la Ligue, se sont toujours vigoureusement opposés à toute implantation de mosquée.

A la mi-journée, le chef du gouvernement, Giuseppe Conte, et l'autre vice-Premier ministre, Luigi Di Maio (Mouvement 5 étoiles, antisystème) avaient chacun condamné l'attaque et exprimé leur douleur pour les victimes.