"C'est un coup. C'est quelque chose qui n'aurait pas dû se produire", a déclaré ce porte-parole, Waheed Omar, interrogé au sujet de cette évasion lors d'une conférence de presse à Kaboul.

"Maintenant que cela s'est produit, nous cherchons à découvrir ce qui s'est passé exactement et ce qui doit être fait pour réparer le désastre qui a eu lieu à Kandahar", a-t-il ajouté.

Cette évasion est un nouveau camouflet pour le gouvernement de Kaboul et ses alliés des forces de l'Otan, qui ont multiplié les opérations depuis deux ans dans cette région du sud afghan, berceau de l'ancien régime des talibans (1996-2001) et considérée comme cruciale pour stabiliser le pays.

Le porte-parole de la présidence a refusé de se prononcer sur les raisons ayant permis "une évasion de cette ampleur", demandant d'attendre la fin de l'enquête. "Il est trop tôt pour dire exactement ce qui s'est passé et ce qui a permis qu'un incident de cette ampleur ce produise", a-t-il poursuivi.

Mais "une évasion de cette ampleur montre une certaine vulnérabilité", a-t-il souligné, et "ce problème nous rappelle que nous avons des lacunes". Citant les autorités provinciales de Kandahar, il a indiqué que 13 évadés avaient été repris.

La prison de Kandahar avait déjà été le théâtre d'une spectaculaire évasion le 13 juin 2008. Un commando de talibans l'avait prise d'assaut, et près d'un millier de prisonniers, dont une moitié de talibans, avaient pris la fuite.

Dans un rapport publié en novembre, le centre d'étude ICG (International Crisis Group) estimait que l'insalubrité et la surpopulation des prisons en faisaient "un terreau fertile pour l'insurrection". un attentat suicide perpétré à l'intéreur du quartier général de la police de la ville, en principe très sécurisé.

Les talibans ont mené récemment plusieurs audacieuses attaques contre des cibles très sensibles et très protégées, menées par des hommes en uniforme, qui laissent craindre une infiltration croissante des forces afghanes par les insurgés, q