L’Algérie aura un président-alibi sans légitimité

Journée décisive, hier, dans le bras de fer qui oppose, depuis dix mois, les Algériens au pouvoir militaire. Si les jeux étaient déjà faits et le vainqueur désigné d’avance, il s’agissait, pour le général Gaïd Salah, chef d’état-major, de donner le change par une "participation acceptable", même si le taux d’abstention allait battre tous les records. Au-delà des Algériens, qui ont maintes fois rejeté le scrutin, la bataille de communication vise à convaincre les partenaires étrangers de la légitimité du nouveau président.

Presidential election in Algeria
©Reporters / DPA
Reportage Arezki Aït-Larbi, correspondant à Alger

Le pouvoir a imposé son scrutin, les Algériens l’ont disqualifié par le boycott.

Journée décisive, hier, dans le bras de fer qui oppose, depuis dix mois, les Algériens au pouvoir militaire. Si les jeux étaient déjà faits et le vainqueur désigné d’avance, il s’agissait, pour le général

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