Hommage à Kigali de la ministre Wilmès aux dix paras belges assassinés en 1994

La ministre des Affaires étrangères Sophie Wilmès a été mercredi la cinquième ministre belge à rendre visite au camp Kigali, où dix Casques bleus belges ont été assassinés le 7 avril 1994, alors qu'ils servaient au sein de la Mission des Nations unies pour l'assistance au Rwanda (MINUAR), au tout début du génocide qui a fait de 800.000 à un million de morts.

Belga

Le colonel Didier Calmant a pu lui détailler les circonstances dans lesquelles ces paras-commandos, qui assuraient la sécurité de la Première ministre Agathe Uwilingiyimana, furent encerclés par des militaires des Forces armées rwandaises (FAR) qui, prétendant les conduire vers une base de l'Onu, les ont emmenés dans ce camp militaire, avant de les prendre violemment à partie. Les Casques bleus se sont réfugiés dans un bâtiment où ils ont tenu pendant plusieurs heures à l'aide de deux armes qu'ils avaient dissimulées, attendant un renfort qui n'est jamais venu.

Mme Wilmès, visiblement très émue au moment de signer le livre d'hommage, succédait dans cette visite aux ex-Premier ministres belges Guy Verhofstadt (2000) et Charles Michel (2019), ainsi qu'aux ex-ministres des Affaires étrangères Didier Reynders (2014) et de la Défense André Flahaut (2006).

Mardi, les ministres des Affaires étrangères des vingt-sept pays de l'UE, ou leurs représentants, ainsi que le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell, avaient rendu un hommage inédit au mémorial du génocide, à Kigali, en marge d'une réunion ministérielle UE-Union africaine en vue du Sommet UE-UA attendu en février prochain à Bruxelles.

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