A l'est du Congo, la vulnérabilité des femmes se dissout dans la solidarité

Les femmes victimes de violences sexuelles au Sud-Kivu viennent souvent de milieux très démunis. La Fondation Panzi et d’autres les aident à gagner leur autonomie financière. L’appui s’adresse à des individus, mais favorise aussi les groupements de femmes. Reportage d'Olivier le Bussy, envoyé spécial au Sud-Kivu (RD Congo).

A l'est du Congo, la vulnérabilité des femmes se dissout dans la solidarité
Flotte dans l'atmosphère cette excitation gaie de la fin des heures de classe, qui a sonné peu après midi. Les salles qui bordent la longue cour intérieure de la Maison Dorcas libèrent par dizaines les jeunes filles qui ont suivi leur formation, qui de coupe-couture, qui de maroquinerie, qui de vannerie, de pâtisserie, de menuiserie, de savonnerie, d'informatique, de bijouterie… C'est "Maman Zawadi", la sœur du Dr Denis Mukwege, qui a fondé la première Maison Dorcas, au milieu des années 2000, à Bukavu, pour accueillir les femmes qui avaient fui les conflits ravageant l'est de la République démocratique du Congo et n'avaient nulle part où aller. Initialement porté par l'association Beatil-Alt créée par Herman Mukwege, le frère aîné du...

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