Les enfants nés du viol doivent être soulagés du fardeau de leur origine

Des milliers d’enfants sont nés du viol, utilisé comme arme de guerre, à l’est du Congo. Stigmatisés, ils sont victimes de crimes commis avant leur naissance. L’ONG belge "Les Enfants de Panzi et d’ailleurs" travaille à guérir leurs traumatismes et à favoriser leur intégration au sein de leur famille et de leur communauté.

Les enfants nés du viol doivent être soulagés du fardeau de leur origine
©DR

"Avec EPA, c'est la joie ! C'est la joie !" Les aînés donnent fièrement de la voix mais les plus petits sont un peu moins francs au moment d'entonner le chant qui lance la plaine de jeux thérapeutiques. Elle se tient, un dimanche matin de février, dans le village de Kavumu, à une grosse heure de route chahutée de Bukavu, capitale du Sud-Kivu. Sont là rassemblés, tous vêtus d'un même tablier kaki qui recouvrent une même tenue bicolore, cinquante enfants - quatorze garçons et trente-six filles - dont les plus âgés ont 10 ans. Quarante d'entre eux sont nés d'un viol commis sur leur mère par des membres de groupes armés dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) ou ont subi des violences sexuelles. Pour éviter de trop singulariser ces enfants, souvent rejetés et méprisés, la plaine est ouverte à dix autres gamins, à chaque fois différents, issus de la communauté, dont, à Kavumu, cinq petits de l'orphelinat tout proche. L'ASBL belge "Les Enfants de Panzi et d'ailleurs" (EPA) est à l'initiative de cette plaine de jeux thérapeutiques organisée deux fois par mois à Kavumu - une autre de taille égale se tient à Bunyakari, un autre village situé plus au nord.

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