RDC: la Belgique condamne les violences et appelle à leur cessation

La Belgique a exprimé jeudi son "inquiétude" par rapport à la détérioration de la situation sécuritaire ces derniers jours dans l'Est de la République démocratique du Congo (RDC), tout en condamnant les violences qui ont fait une vingtaine de morts et en appelant à leur cessation.

RDC: la Belgique condamne les violences et appelle à leur cessation
©AP

"La Belgique condamne fermement les attaques contre les installations de la Monusco (la Mission de l'ONU en RDC, ndlr) notamment à Goma, Beni et Butembo (trois localités de la province du Nord-Kivu) et déplore la mort de trois Casques bleus de la Monusco" alors qu'un Casque bleu égyptien a également été blessé, a indiqué le Service public fédéral (SPF) Affaires étrangères dans un communiqué.

La diplomatie belge rappelle que les incidents sécuritaires lors des manifestations (en cours depuis lundi pour exiger le retrait de la Monusco,, ndlr) ont également fait plusieurs morts ainsi que de nombreux blessés parmi les civils.

"La Belgique exprime ses condoléances aux familles et proches des victimes, à la Monusco ainsi qu'aux pays dont ces Casques bleus sont issus, l'Inde et le Maroc. Nous réitérons notre plein soutien à la MONUSCO, à son mandat et son personnel", ajoute le texte.

Les autorités congolaises ont également condamné ces incidents.

Pour les Affaires étrangères, des attaques contre des Casques bleus de l'ONU sont inacceptables.

La Belgique accueille favorablement l'annonce d'une enquête conjointe, qui devra faire toute la lumière sur les responsabilités de ces attaques. Il est important que les autorités et les acteurs politiques appellent à l'apaisement et à la retenue et s'abstiennent de tenir des propos mettant en péril les Casques bleus et la Mission onusienne, poursuit la diplomatie belge.

La ministre des Affaires étrangères, Hadja Lahbib, a eu récemment l'occasion de s'entretenir à Bruxelles au sujet de la situation dans l'Est de la RDC avec l'envoyé spécial du secrétaire général de l'ONU pour la région de Grands Lacs, Huang Xia, et la représentante spéciale du secrétaire général de l'ONU en RDC et cheffe de la Monusco, Bintou Keita, au lendemain d'un échange sur la RDC au Conseil Affaires étrangères de l'UE.

"Les exactions des groupes armés dans la région, qui affectent en première ligne les populations civiles, doivent absolument cesser. La population congolaise a droit à vivre en paix et sécurité", conclut le communiqué.