RDC : au moins 10 morts et 20 disparus dans une attaque des rebelles ADF

Dix personnes sont décédées, dont un pasteur de l'Eglise anglicane.

AFP
RDC : au moins 10 morts et 20 disparus dans une attaque des rebelles ADF
©Shutterstock

Une attaque attribuée aux rebelles ADF a fait au moins dix morts parmi les civils et une vingtaine de disparus mardi soir dans la province du Nord-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo, ont indiqué mercredi de sources locales. L'incursion des rebelles présumés ADF (Forces démocratiques alliées) a eu lieu dans le centre du village de Vido, dans le territoire de Beni, a précisé à l'AFP Patrick Musubao, président de la société civile locale. Elle "a fait 10 morts, dont un pasteur de l'Église anglicane et plus de 20 personnes sont portées disparues", a-t-il ajouté.

M. Musubao a estimé que les militaires des armées congolaise et ougandaise présents dans la zone étaient arrivés "en retard" sur place.

Didi Isaya, fonctionnaire délégué du gouverneur du Nord-Kivu dans la localité de Kainama, où se trouve Vido, a également accusé les ADF d'être responsables du massacre et de l'incendie de 25 maisons.

Selon ce responsable administratif, "11 corps de civils [ont été] retrouvés, dont huit hommes", la plupart tués par "armes blanches".

Le groupe ADF est présenté par l'organisation État islamique (EI) comme sa branche en Afrique centrale. Il est accusé de massacres de milliers de civils dans l'est de la RDC et d'attentats djihadistes en Ouganda.

La localité de Kainama, considérée comme une zone d'action des ADF, est à environ 80 km au nord de Beni, à la limite avec la province de l'Ituri.

Après quelques semaines d'accalmie, les attaques semblent reprendre dans le territoire de Beni, où les armées congolaise et ougandaise mènent des opérations conjointes contre les ADF.

L'est de la RDC est déstabilisé depuis près de trois décennies par la présence de plus d'une centaine de groupes armés locaux et étrangers, dont le groupe ADF. Les provinces du Nord-Kivu et de l'Ituri sont sous état de siège depuis mai 2021. Cette mesure exceptionnelle n'a jusqu'à présent pas réussi à stopper les violences.