"Le président du (Burkina) Faso décrète : il est mis fin aux fonctions du Premier ministre, le gouvernement est dissous", selon le décret présidentiel.

Aucune information n'a filtré sur le nom du futur chef du gouvernement ni sur la date de sa nomination. Le président Kaboré a été réélu au premier tour pour un second mandat le 22 novembre. Le scrutin présidentielle était couplé aux législatives, remportées largement par le parti au pouvoir et ses alliés.

Economiste, ancien commissaire chargé du Commerce, de la Concurrence et de la Coopération de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), Christophe Dabiré avait été nommé chef du gouvernement en janvier 2019.

Aux élections législatives, le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP, parti présidentiel) a obtenu 56 sièges sur 127 à l'Assemblée nationale, qu'il contrôle avec des petits partis alliés. Le président sortant de l'Assemblée, Allasane Bala Sakandé, un proche du président Kaboré, a été reconduit lundi.

Pays pauvre et enclavé d'Afrique de l'Ouest de 20,5 millions d'habitants, le Burkina Faso est en proie depuis 2015 à des attaques jihadistes récurrentes qui ont fait au moins 1.200 morts et un million de déplacés internes.

Le président Kaboré a promis de ramener "la sécurité et la stabilité" dans le pays pour son second et dernier mandat.