Le parti de l’ancien président centrafricain François Bozizé (2003-2013) a démenti dimanche toute tentative de coup d’État, alors que le gouvernement l’accuse de vouloir mener un putsch en "marchant avec ses hommes" sur la capitale à une semaine des élections présidentielle et législatives. "Nous démentons catégoriquement que Bozizé soit à l’origine de quoi que ce soit", a déclaré à l’AFP Christian Guenebem, le porte-parole du Kwa Na Kwa (KNK), le parti de François Bozizé. Après l’annonce samedi de l’alliance de trois groupes armés, le gouvernement du président Faustin Archange Touadéra avait accusé François Bozizé de "tentative de coup d’État". La situation est "sous c ontrôle" et les rebelles ont été repoussés sur plusieurs localités, a assuré dimanche soir à l’AFP le porte-parole de la force de l’Onu en Centrafrique.

Pour la présidentielle du 27 décembre, François Bozizé faisait figure de principal concurrent au chef de l’État sortant Faustin Archange Touadéra. Mais la Cour constitutionnelle a invalidé sa candidature, estimant qu’il était sous le coup de sanctions des Nations unies en raison de son soutien présumé à des groupes armés responsables de "crimes de guerre" et de "crimes contre l’humanité".