Le président égyptien Abdel-Fattah al-Sissi et le président du Conseil européen Charles Michel ont convenu, dimanche lors de leur rencontre au Caire, de la nécessité de poursuivre les efforts pour parvenir à un "règlement politique global" de la crise libyenne, a déclaré le porte-parole de la présidence égyptienne Bassam Radi. 

"Cette [solution] devrait préserver les institutions nationales en Libye, sauvegarder sa souveraineté, son intégrité territoriale et mettre fin aux ingérences étrangères illégales", a ajouté M. Radi dans un communiqué en ligne sans plus de détails.

Les pourparlers ont eu lieu quelques heures après que l'armée nationale libyenne autoproclamée, dirigée par Khalifa Haftar et soutenue par l'Égypte, a convenu d'un cessez-le-feu demandé plus tôt cette semaine par la Turquie et la Russie.

Samedi, Charles Michel avait discuté de la Libye à Istanbul avec le président turc Recep Tayyip Erdogan.

La Turquie et l'Égypte soutiennent les parties opposées dans la guerre civile libyenne, deux administrations concurrentes. La Turquie appuie le gouvernement d'union nationale (GNA), également soutenu par les Nations Unies. Elle a dépêché des troupes pour renforcer le GNA basé dans la capitale Tripoli, ce qui fait craindre un conflit plus large.

L'Égypte se place, elle, du côté de Khalifa Haftar. Les forces du général poursuivent une offensive depuis avril pour prendre Tripoli. Ces dernières semaines, elles ont intensifié leur bataille pour la ville.