"Sauf avis contraire du président de la transition, avec lequel je m'entretiens quotidiennement, nous avons l'intention au plus tard dimanche d'annoncer aux Maliens la composition du nouveau gouvernement", a déclaré M. Maïga à l'issue d'entretiens avec une délégation de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao).

L'émissaire des États ouest-africains, Goodluck Jonathan, est arrivé mardi au Mali pour évaluer si les assurances données par le nouveau président de transition, le colonel Assimi Goïta, suffisent à satisfaire les exigences de la Cédéao quant à un retour des civils au pouvoir après deux coups d'État.

La Cédéao a suspendu le 30 mai le Mali de ses institutions après un deuxième putsch en neuf mois, qui a porté de facto le colonel Goïta à la tête de ce pays crucial pour la stabilité du Sahel, confronté au djihadisme. La France, engagée militairement au Mali et au Sahel, a quant à elle suspendu ses opérations militaires conjointes avec les forces maliennes.

Le colonel Goïta s'est depuis fait investir président de transition lundi. Face à la réprobation des principaux partenaires de son pays, le colonel Goïta a tenté d'apporter des gages, comme la tenue d'élections présidentielle et législatives "aux échéances prévues", le 27 février 2022.

Il a accédé à une autre demande de la Cédéao en nommant un Premier ministre civil en la personne de M. Maïga.

Lors de ses entretiens avec M. Maïga, la délégation de la Cédéao a "noté la réaffirmation des engagements" de sa part, dont celui de laisser la place à des civils élus début 2022, ainsi que la volonté de M. Maïga de former un gouvernement "inclusif", a dit un des membres de cette délégation, Jean-Claude Kassi Brou, un haut responsable de la Cédéao.

La Cédéao "rassurée" par Goïta

La mission des États ouest-africains  a été "rassurée" par les engagements pris par le nouveau président, le colonel Assimi Goïta, quant à un retour des civils au pouvoir début 2022, a dit mercredi un membre de la délégation. "Sur les points clés, nous avons été rassurés par le président de la transition et le Premier ministre", en particulier la tenue en février 2022 d'élections censées ramener les civils à la tête de ce pays clé pour la stabilité du Sahel, a déclaré devant des journalistes Jean-Claude Kassi Brou, un haut responsable de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao).

La Cédéao a suspendu le 30 mai le Mali de ses institutions après un deuxième putsch en neuf mois, qui a porté de facto le colonel Goïta à la tête du pays. La France, engagée militairement au Mali et au Sahel, a quant à elle suspendu ses opérations militaires conjointes avec les forces maliennes.