Afrique

L'ASBL Bouworde se réunit mercredi pour déterminer si le programme qu'elle organise au Maroc doit être adapté. 

Mardi, un instituteur avait été arrêté après avoir appelé à la décapitation des bénévoles belges qui travaillaient en short sur un chantier dans le sud du pays. "Trente-cinq jeunes partent le week-end prochain dans la même région et des parents nous ont fait part de leur inquiétude", affirme la porte-parole de Bouworde Karen Heylighen.

Le groupe visé par les menaces est composé d'une douzaine de filles et garçons âgés de 15 à 18 ans, qui travaillent bénévolement dans le village d'Adar. Outre l'instituteur arrêté, un député du parti islamiste PJD, à la tête de la coalition gouvernementale, a aussi dénoncé les tenues des jeunes belges. "Bouworde est actif dans la région de Taroudant depuis plus de 15 ans", indique Mme Heylighen à Belga. "Dans le village d'Adar, l'ASBL est active depuis 10 ans. 

Nous y avions déjà construit une école ainsi qu'un centre pour les femmes. Cette année, les bénévoles étaient en train de réparer les voiries endommagées à la suite d'inondations." Selon la porte-parole, le travail des jeunes est très apprécié par les habitants, comme en témoigne un reportage de la chaîne de télévision locale. Bouworde affirme que, malgré ces propos menaçants, les jeunes n'ont jamais été réellement en danger. 

"L'homme qui a proféré cet appel à la décapitation habite à 800 kilomètres du village. Les bénévoles n'ont appris l'existence de celui-ci que par la presse." Le travail à Adar est à présent terminé. Les jeunes resteront encore quelques jours au Maroc pour y faire du tourisme.