Cette décision annoncée dimanche intervient à quelques jours de l'Aïd al-Adha, une fête traditionnellement marquée par des réunions familiales. Elle entre en vigueur lundi jusqu'à nouvel ordre, selon un communiqué conjoint des ministères de l'Intérieur et de la Santé.

L'interdiction des déplacements a été prise "en raison de la hausse considérable des cas de contamination" à la maladie Covid-19 et "au regard du non-respect par la majorité des citoyens des mesures de prévention -distanciation sociale, port du masque-", selon le texte. Elle concerne huit villes, dont la capitale économique Casablanca (ouest), la capitale touristique Marrakech (sud), Tanger (nord), le deuxième pôle économique du royaume, et Fès (centre).

Le Maroc avait annoncé il y a une semaine un nouvel allègement des mesures de confinement mais les derniers jours ont été marqués par des cas record de contamination: 811 samedi et 633 dimanche. Le nombre total des cas officiellement enregistrés dans le pays est de 20.278, dont 313 décès.

Samedi, le ministre de la santé Khalid Ait Taleb a appelé à "éviter les visites inutiles et les contacts physiques et à veiller au respect des mesures de prévention lors des rassemblements familiaux" pendant l'Aïd al-Adha, la fête musulmane du sacrifice prévue cette année à partir du 31 juillet.

Le ministère de l'Intérieur a noté un "relâchement de certains individus" dans le port du masque obligatoire au Maroc, affirmant dans un communiqué que les autorités "n'hésiteront pas à appliquer les sanctions prévues par la loi". Les peines vont jusqu'à trois mois de prison et/ou jusqu'à 1.300 dirhams d'amende (115 euros).

Le Maroc autorise depuis juin l'ouverture des cafés, restaurants, commerces et le tourisme intérieur mais l'état d'urgence sanitaire a été prolongé jusqu'au 10 août.