Elle veut reprendre ainsi le contrôle des gisements pétroliers les plus importants du pays.

Les forces du gouvernement d’union (GNA), après avoir repris le contrôle de tout l’Ouest libyen, ont dû ralentir leur avancée sur Syrte, verrou stratégique en direction de l’Est et des plus importantes installations pétrolières du pays, toujours aux mains du maréchal Khalifa Haftar.

Ville natale de l’ancien dictateur Mouammar Kadhafi, puis bastion du groupe djihadiste État islamique (EI), Syrte (à 450 km à l’est de la capitale, Tripoli) avait été reprise en 2016 par les forces pro-GNA, notamment celles issues de Misrata, avant de tomber entre les mains du maréchal Haftar en janvier dernier.

L’homme fort de l’Est libyen avait alors conquis la cité côtière quasiment sans combattre, en s’achetant notamment l’allégeance d’un groupe armé salafiste local. Ses habitants l’avaient accueilli à bras ouverts, soulagés de voir partir les combattants de Misrata. Mais, après l’échec de son offensive lancée en avril 2019 sur Tripoli, siège du GNA, Khalifa Haftar est désormais sur la défensive.

Après la chute de Tarhouna, dernier bastion des pro-Haftar dans l’Ouest, "des ordres ont été donnés" samedi aux forces du GNA "pour commencer à avancer et attaquer les positions des rebelles" dans la région de Syrte, a dit Mohamad Gnounou, porte-parole des pro-GNA.

Longtemps intransigeant sur le terrain diplomatique, le maréchal Haftar s’est rangé samedi à un appel au cessez-le-feu à l’initiative du Caire, où il se trouvait auprès d’un de ses grands alliés, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi. Le GNA n’y avait pas réagi dimanche.

Depuis l’offensive de Haftar sur Tripoli, toutes les tentatives de cessation des hostilités ont échoué, sur fond d’implication croissante de puissances étrangères. (AFP)