Ce jeudi est la journée internationale de tolérance zéro à l'égard des mutilations génitales féminines (MGF). 

En 30 ans, cette pratique est devenue moins courante, selon l'Unicef. Le pourcentage de victimes âgées entre 15 et 19 ans est passé à 88% à Djibouti, 70% en Egypte et 64% en Sierra Leone. Dans ces trois pays, le chiffre dépassait 95% il y a trois décennies. Dans d'autres Etats comme la Somalie, la Guinée ou le Mali, la situation ne s'améliore pas.

En 20 ans, le nombre de filles et de femmes qui veulent faire disparaître les mutilations génitales féminines a doublé, selon l'Unicef. Mais même là où la pratique diminue, il faudrait progresser 10 fois plus vite pour éliminer complètement les MGF en 2030, tel qu'inscrit dans les Objectifs de Développement durable, souligne l'agence des Nations Unies.

Environ une victime sur quatre a été mutilée par un personnel soignant, s'alarme l'agence. Cette proportion est deux fois plus élevée auprès des adolescentes, ce qui suggère une médicalisation croissante de la coutûme.

L'Unicef estime qu'au moins 200 millions de filles et de femmes, en vie, dans le monde ont subi une forme de mutilation génitale. Les MGF recouvrent toutes les interventions qui altèrent ou lèsent les organes génitaux externes des femmes pour des raisons non médicales.