Les envoyés de la Communauté des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) ont été reçus par les membres du Comité national pour le salut du peuple au ministère de la Défense, avec qui ils se sont entretenus une trentaine de minutes avant de repartir sans faire de déclaration.

La délégation a été dépêchée par les dirigeants ouest-africains pour "assurer le retour immédiat de l'ordre constitutionnel", qui ont réclamé lors d'un sommet par visio-conférence jeudi le "rétablissement" du président Ibrahim Boubacar Keïta, qui a été contraint d'annoncer sa démission dans la nuit de mardi à mercredi par les militaires qui ont pris le pouvoir.

Les représentants de la Cédéao doivent rencontrer à Kati, ville-garnison de la banlieue de Bamako devenue le centre du nouveau pouvoir, le Premier ministre Boubou Cissé et d'autres hauts responsables civils et militaires aux mains de la junte.

Ils verront ensuite Ibrahim Boubacar Keïta, qui a été discrètement transféré de Kati à Bamako samedi, selon une source proche de la junte.

"Pour la rencontre avec l'ancien président, nous avons pris les dispositions pour le déplacer de Kati à Bamako", a affirmé à l'AFP cette source s'exprimant sous couvert d'anonymat.

A son arrivée à Bamako en début d'après-midi, M. Jonathan s'est dit confiant que les discussions permettraient d'aboutir à "quelque chose de bon pour le pays, bon pour la Cédéao et bon pour la communauté internationale".