L'accident de bus survenu le 8 septembre lors de la crue d'un oued (rivière) dans le sud-est du Maroc a fait 24 morts, selon un nouveau bilan officiel présenté vendredi. 

Le bus de liaison régionale s'était renversé en traversant un pont près d'un village de la province d'Errachidia à la suite de crues causées par les pluies diluviennes, selon les autorités locales, qui avaient fait état de 17 morts lundi dernier.

Les corps de sept autres passagers ont depuis été retrouvés, dont cinq vendredi, ont annoncé les autorités.

Porté disparu dans un premier temps, le conducteur a été pris en charge lundi par le personnel médical de l'hôpital d'Errachidia. La question de sa possible responsabilité est au centre d'une enquête judiciaire, selon les autorités.

L'accident avait également fait une trentaine de blessés à des degrés variables.

Le Maroc est touché depuis une quinzaine de jours par des orages violents qui ont provoqué une crue meurtrière fin août sur un terrain de foot dans la région de Taroudant (sud) puis des inondations ayant causé des dégâts matériels importants dans plusieurs localités du pays.

Située aux confins du désert, la région du Drâa-Tafilalet, où se trouve la province d'Errachidia, est sujette à deux phénomènes climatiques extrêmes, la sécheresse et les crues, avec une topographie accidentée accentuant l'ampleur des inondations.

L'inondation est "le premier risque en termes de personnes tuées au niveau national", selon un rapport consacré aux risques climatiques publié en 2016 par l'Institut royal des études stratégiques (Ires).

Des inondations frappent régulièrement les régions isolées du Maroc, avec des crues subites capables de transformer les lits secs des oueds en torrents destructeurs. En 2014, des inondations liées à des pluies torrentielles avaient fait une cinquantaine de morts et des dégâts considérables dans le Sud.

Le gouvernement marocain a adopté jeudi un décret pour l'instauration d'une "taxe de solidarité" face aux catastrophes naturelles.